Salaire minimum: le Conseil d’Etat vaudois défend son contre-projet
Isabelle Moret a défendu jeudi la "voie médiane" du Conseil d'Etat vaudois sur l'introduction d'un salaire minimum, soumise au peuple le 14 juin. Un tel salaire doit être instauré dans le canton, mais en tenant compte des "réalités du terrain".
(Keystone-ATS) Les deux initiatives, portées par la gauche et les syndicats, proposent un salaire de 23 francs par heure. Le contre-projet du Conseil d’Etat prévoit le même montant, mais avec une différence majeure: les conventions collectives de travail (CCT) doivent primer sur ce salaire minimum.
«Notre contre-projet poursuit le même objectif: pouvoir vivre dignement de son travail», a relevé Isabelle Moret, jeudi devant la presse à Lausanne. Selon elle toutefois, le contre-projet tient compte «des réalités économiques» des différentes branches, en leur permettant de négocier des CCT. «C’est le principe du partenariat social, lequel fait partie de l’ADN de la Suisse», a-t-elle affirmé.