La Suisse appelle à une meilleure sécurité du personnel humanitaire
Le personnel engagé dans les régions de crise doit pouvoir bénéficier d'une protection adéquate: c'est ce qu'a demandé la Suisse lors de la session 2000 du Conseil économique et social de l'ONU (ECOSOC) à New York.
Etats et organisations humanitaires ont débattu jusqu’à vendredi soir de l’action humanitaire. «Les hommes et les femmes qui agissent sur le terrain sont les acteurs les plus précieux de toute action humanitaire», a souligné Charles Rädersdorf, chef du Corps suisse d’aide en cas de catastroche (ASC).
La communauté internationale doit donc s’assurer que ce personnel puisse remplir sa tâche en toute sécurité. Et pour cela, d’importants moyens financiers doivent être disponibles. De plus, le chef de l’ASC a recommandé que toutes les organisations suivent une doctrine unique.
Une coordination entre les travailleurs sur le terrain et le siège de l’ONU est également nécessaire, a poursuivi M. Rädersdorf. Celui-ci a encore rappelé le devoir des pays membres de faciliter sur leur sol l’accès aux victimes pour les organisations humanitaires.
Le chef de la délégation suisse est par ailleurs d’avis que l’aide aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays doit être améliorée. Il a fait remarquer que, danc ce cas, les gouvernements concernés ne s’engagent pas suffisamment, et que la communauté internationale doit consentir des efforts supplémentaires.
Les nombreux développements de la technologie peuvent améliorer la lutte contre les catastrophes et d’autres actions humanitaires. La Suisse veut donc s’engager à ce que toutes les connaissances acquises grâce aux progrès technologiques soient accessibles à toutes les organisations humanitaires, a ajouté M. Rädersdorf.
Les événenments de jeudi en Angola illustrent parfaitement les recommandations helvétiques: la station suisse des missionnaires de la Salette a été attaquée. Quatorze de ses membres et au moins 20 civils, tous angolais, ont été enlevés. Le mouvement d’opposition «UNITA» pourrait être à l’origine de l’opération qui n’a pas fait de morts jusqu’ici.
swissinfo avec les agences
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