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Témoins à charge dans le procès des OGM

Les fermiers nord-américains vivent déjà la réalité des organismes génétiquement modifiés disséminés. Keystone

Les OGM sont dangereux. Invités par Greenpeace et la Déclaration de Berne, des fermiers nord-américains apportent de l'eau au moulin des écologistes.

Dans leur exploitation du Dakota du Nord Tom et Gail Wiley n’ont jamais utilisé d’organismes génétiquement modifiés. Pourtant, leurs cultures conventionnelles ont été contaminées par des OGM. Leur récolte contenait en effet 1,37% de soja transgénique.

Les Wiley ont immédiatement perdu le contrat qu’ils avaient passé avec leurs clients japonais. Ils ont été contraints de vendre leur soja sur le marché local. Et perdu, dans l’affaire, 10 000 dollars.

Le fermier canadien Percy Schmeiser, lui, dénonce la politique des multinationales. Bien qu’il n’ait jamais utilisé de graines de colza transgéniques, sa récolte contenait une bonne part de colza résistant à l’herbicide Roundup.

L’accusant d’avoir illégalement cultivé son colza, la société Monsanto – qui commercialise le colza résistant à l’herbicide – l’a attaqué en justice. Et Percey Schmeiser a été condamné à verser à Monsanto tout le bénéfice de sa récolte, soit quelque 20 000 dollars canadiens.

Témoignages édifiants

Pour les écologistes suisses ces témoignages sont capitaux. «Ici, on en est encore à parler des risques liés aux organismes génétiquement modifiés, explique Bruno Heinzer, de Greenpeace. Mais ces fermiers nord-américains vivent les OGM au quotidien. Pour eux, ce n’est plus une question de risques. C’est déjà une catastrophe.»

Ce genre de témoignage permet de mieux comprendre ce que représentent réellement les risques liés aux OGM. Il s’inscrit dans le débat sur l’utilisation de produits génétiquement modifiés.

En juin, le Conseil national se penchera sur le génie génétique. Il reviendra sur un projet de loi déjà approuvé par le Conseil des Etats. Qui a accepté un moratoire de dix ans sur les animaux d’élevage transgéniques, tout en refusant d’en faire autant pour les plantes.

D’autre part, la révision de la loi sur les brevets est actuellement en consultation. Et le point le plus litigieux de cette révision concerne justement les brevets sur les substances vivantes.

Olivier Pauchard

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