Six morts dans une frappe ukrainienne sur un lycée à Lougansk
Au moins six personnes ont été tuées après la frappe de drones ukrainiens ayant visé un lycée dans la région de Lougansk, occupée par la Russie dans l'est de l'Ukraine, a rapporté vendredi Vladimir Poutine. Quinze personnes sont également portées disparues.
(Keystone-ATS) Selon le président russe, cette frappe nocturne sur un dortoir où se trouvaient des dizaines d’adolescents «n’était pas accidentelle» et s’est déroulée «en trois vagues, avec 16 drones visant le même endroit». Il a promis une réponse de son armée, selon des propos retransmis à la télévision.
«Attaque barbare»
«Au moment de cette attaque barbare, 86 jeunes âgés de 14 à 18 ans se trouvaient dans les locaux du dortoir, qui s’est effondré», avait indiqué plus tôt le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Il n’a pas donné de précisions sur l’identité des victimes et indiqué que les opérations de sauvetage se poursuivent.
Selon Moscou, le bâtiment touché appartient à l’université pédagogique d’Etat de Lougansk, situé à Starobelsk, une ville d’environ 16’000 habitants située en territoire occupé par la Russie.
«Aucune des personnes présentes dans le bâtiment ne participait ni ne pouvait participer aux combats, et il n’y a aucune installation militaire à proximité», a affirmé le ministère russe, dénonçant une «attaque ciblée contre la population civile». Il a dénoncé l’aide des Occidentaux qui «fournissent des renseignements aux forces armées ukrainiennes et les aident à cibler leurs frappes».
Réunion à l’ONU
Le gouverneur de la région de Lougansk, Léonid Passetchnik, installé par Moscou, avait précédemment publié sur les réseaux sociaux des photos de bâtiments gravement endommagés: l’un en feu et partiellement effondré et l’autre aux murs calcinés et aux fenêtres brisées.
«C’est un crime monstrueux (…) du régime de Kiev», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un point-presse. «Ceux qui en sont responsables doivent être punis», a-t-il ajouté.
La Russie a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, prévue vendredi à 16h00 heure de New York (22h00 suisses).
L’Ukraine, qui vise régulièrement la Russie et les territoires occupés en représailles aux bombardements quotidiens dont elle fait l’objet depuis le début de l’offensive russe en février 2022, n’a pas commenté l’attaque dans l’immédiat.