Navigation

"Comment stopper Messi ? Nous vous le montrerons demain"

Ce contenu a été publié le 30 juin 2014 - 21:58
(Keystone-ATS)

L'histoire est en marche. Ce mardi à Sao Paulo, la ville la plus grande d'Amérique du Sud, Ottmar Hitzfeld et ses joueurs ont l'occasion de signer le plus grand exploit du football suisse.

Sur le papier, ce huitième de finale contre l'Argentine apparaît comme l'un des plus déséquilibrés du tableau. Comment une formation qui a été déclassée par la France onze jours plus tôt à Salvador peut-elle battre l'équipe qui compte dans ses rangs le meilleur joueur du monde ? Mais en football, davantage que dans les autres sports, l'impossible peut devenir possible. La Corée du Nord peut battre l'Italie en 1966, l'Algérie l'Allemagne en 1982, le Sénégal la France en 2002 et la... Suisse l'Espagne en 2010.

A Durban il y a quatre ans, Ottmar Hitzfeld était déjà à la tête de l'équipe qui s'était imposée 1-0 devant la Roja. "Mais nous ne pouvons pas vraiment nous inspirer de ce match, avoue le sélectionneur. En quatre ans, l'équipe a changé, son style a changé. Nous avons d'autres armes aujourd'hui".

Mais ses laudateurs ont déjà pris les paris: l'ancien entraîneur du Borussia Dortmund et du Bayern Munich réussira un nouveau coup de maître sur le plan tactique. Même son président Peter Gilliéron est impressionné par la concentration affichée par le technicien allemand. "Cet état de concentration totale en impose", lâche le président de l'ASF.

"Je me prépare toujours de la même manière. Mais il est vrai que ce match est particulier, souligne Ottmar Hitzfeld. Je ne veux pas imaginer que ce soit mon dernier match. Il peut en revanche nous permettre d'écrire l'histoire. Nous nous retrouvons mardi en huitième de finale face à une équipe qui a remporté ce titre à deux reprises. On ressent tous une tension particulière. Ainsi tout à l'heure, j'ai vu mes joueurs très nerveux à l'entraînement. Personnellement, je reconnais que ce huitième de finale est l'un des sommets de ma carrière."

Le regard acéré, l'Allemand a tenté lors de cette dernière conférence de presse de transmettre indirectement sa confiance à ses joueurs. "Comment stopper Messi ? Nous vous le montrerons demain, lance-t-il ainsi. Toutes les défenses du monde ont un problème face à Lionel Messi. Mais chaque problème a une solution. Ce ne sont pas seulement les défenseurs qui devront le résoudre, mais toute l'équipe".

Ottmar Hitzfeld est convaincu que son équipe possède encore une certaine marge au Brésil. "La victoire contre le Honduras a été accueillie comme une délivrance après le match de Salvador contre la France, explique-t-il. Mon équipe peut encore monter en puissance. Elle le fera demain. J'aborde vraiment ce huitième de finale avec confiance."

Il n'a, bien sûr, rien dit sur ses intentions pour le onze de départ. Tout indique toutefois qu'il reconduira l'équipe victorieuse du Honduras avec Xherdan Shaqiri à nouveau dans le rôle de neuf et demi. Revenir sur ce choix serait incompréhensible.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.