Navigation

Art et histoire: exposition sur les indiennes made in Neuchâtel

L'exposition explique la manière dont les producteurs neuchâtelois d'indiennes ont mis en place des stratégies pour conquérir de vastes marchés. MAHN n.gygax/b.jeanneret sda-ats
Ce contenu a été publié le 04 octobre 2018 - 10:30
(Keystone-ATS)

Le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel propose la première grande exposition consacrée aux indiennes neuchâteloises depuis dimanche et jusqu'au 19 mai 2019. Les indiennes, dont le nom évoque leur origine géographique, sont des toiles en coton imprimé.

Privilégiant une approche interdisciplinaire, le parcours proposé par le musée met en évidence les stratégies mises en œuvre par les producteurs et les maisons de commerce pour conquérir de vastes marchés. "La place occupée par les indiennes dans le commerce triangulaire et la traite des Noirs est également abordée", indique jeudi le Musée d'art de d'histoire.

Les toiles de coton imprimé connaissent un engouement sans précédent en Europe aux 18e et 19e siècles. Elles deviennent rapidement un bien de consommation de masse. À Neuchâtel, une quinzaine de manufactures permettent à la région de se positionner au sein de circuits internationaux.

Production et négoce

L’exposition interroge en particulier les indiennes dans la perspective des arts décoratifs européens. Comment le langage ornemental des toiles évolue-t-il? Quelles sont les sources auxquelles puisent les créateurs? Comment adaptent-ils les motifs aux contraintes de la mode? "Autant de questions qui permettent d’éclairer d’une lumière nouvelle la production et le négoce des indiennes", observent les auteurs de l'exposition.

L’actualité des ornements anciens est illustrée, dès l’entrée de l’exposition, au travers d’une collaboration avec la filière Design textile de la Haute École spécialisée d’art de Lucerne. Un ouvrage accompagne l'exposition.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article