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La justice française a condamné jeudi le géant énergétique EDF à une amende d'1,5 million d'euros (1,9 million de francs) pour l'espionnage de l'organisation écologiste Greenpeace via un piratage informatique. Le cycliste américain Floyd Landis écope d'un an de prison avec sursis pour le même motif.

La 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre (près de Paris) a suivi le ministère public qui avait réclamé, fin octobre, une lourde amende de 1,5 million d'euros contre le groupe public français.

Dans cette affaire, deux anciens responsables de la sécurité d'EDF sont soupçonnés d'avoir mandaté en 2006 une officine privée pour s'introduire dans l'ordinateur de l'ex-directeur des campagnes de Greenpeace Yannick Jadot, aujourd'hui eurodéputé écologiste.

Volets sportif et politique

Dans le cadre du même procès, le vainqueur déchu du Tour de France 2006 Floyd Landis, ainsi que son entraîneur Arnie Baker, ont écopé chacun d'un an de prison avec sursis pour le piratage du Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD).

La justice avait soupçonné le géant français de l'énergie et le sportif américain d'avoir eu recours ou d'avoir tiré profit en 2006 des services d'un pirate informatique, lui-même employé par des sociétés d'intelligence économique.

Cette complexe affaire d'espionnage avait débuté en 2006 par une plainte du LNDD, dénonçant des intrusions dans son système informatique.

Dans le volet sportif, Floyd Landis et son ancien entraîneur ont été reconnus coupables d'avoir utilisé des documents piratés en 2006 du LNDD afin de contester les résultats concluant à un dopage.

Dans le volet EDF-Greenpeace de l'affaire, le juge d'instruction avait estimé que le groupe d'énergie avait mandaté l'entreprise privée Kargus Consultants pour s'introduire en 2006 dans l'ordinateur de M. Jadot.

ATS