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"Nous lui avons expliqué que ce point va trop loin", a fait savoir à l'ats Daniel Menna, porte-parole de l'Office fédéral de la culture. Le Tessin, qui chapeaute l'établissement conjointement avec le canton des Grisons, a accueilli la nouvelle avec satisfaction (photo symbolique).

Keystone/AP/MANU FERNANDEZ

(sda-ats)

L'Ecole suisse de Milan change son règlement, dont une disposition crée la controverse en Italie. Le directeur a réagi dès lundi à une recommandation de l'Office fédéral de la culture.

Le point controversé du règlement disait que cette école "exigeante et multilingue n'est pas optimale pour les élèves qui ont des difficultés d'apprentissage telles que: dyslexie, dyscalculie, trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), syndrome d'Asperger, autisme ou trouble du comportement".

"Nous lui avons expliqué que ce point va trop loin", a fait savoir à l'ats Daniel Menna, porte-parole de l'Office fédéral de la culture (OFC). Le Tessin, qui chapeaute l'institution conjointement avec le canton des Grisons, a accueilli le revirement avec satisfaction.

"L'inclusion des enfants ayant des besoins spécifiques doit être garantie", a souligné Emanuele Berger, secrétaire générale du département tessinois de l'éducation.

Financée par la Confédération

Le directeur Luca Corabi assure cependant que les enfants qui ont des problèmes d'apprentissage, comme la dyslexie ou l'autisme, ont toujours été acceptés et le sont encore. L'établissement aurait la même proportion de tels élèves que les écoles publiques.

En cas de difficultés légères, les enfants peuvent bénéficier d'un soutien, lit-on encore dans le règlement. Ils doivent cependant remplir les critères de promotion pour passer au degré supérieur.

L'Ecole suisse de Milan est privée, mais elle reçoit de l'argent de la Confédération, à savoir 1,44 million de francs par an. Elle doit pour ce faire remplir certaines exigences.

Polémique en Italie

Le sujet, traité récemment par plusieurs médias italiens, a soulevé une controverse dans la Péninsule. Le maire de la cité lombarde, Giuseppe Sala, de même que la ministre de l'éducation italienne Valeria Fedeli, ont jugé la disposition inacceptable.

La Confédération soutient 17 écoles suisses de par le monde. Celle de Milan a été fondée en 1919. Elle compte 380 écoliers, auxquels elle dispense des cours en italien et allemand, du jardin d'enfants au gymnase.

ATS