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La médecine complémentaire devrait continuer d'être remboursée

Ce contenu a été publié le 02 mai 2014 - 21:36
(Keystone-ATS)

Les prestations de médecine complémentaire devraient continuer d'être remboursées, sauf exception. Le ministre de la santé Alain Berset renonce à chambouler le système. Une analyse approfondie de l'efficacité de tous ces soins s'avère impossible, a indiqué vendredi le Département fédéral de l'Intérieur (DFI).

Le DFI avait provoqué un tollé en excluant en 2005 la médecine anthroposophique, la médecine traditionnelle chinoise, la thérapie neurale, l'homéopathie et la phytothérapie de l'assurance maladie de base. Il mettait alors en doute le fait qu'elles remplissent les critères légaux d'efficacité, d'adéquation et d'économicité.

Réponse du peuple quatre ans plus tard: en mai 2009, les Suisses ont plébiscité à 67 % un article constitutionnel exigeant que la Confédération et les cantons "pourvoient, dans les limites de leurs compétences respectives, à la prise en compte des médecines complémentaires".

L'énoncé étant assez flou, une période d'incertitude s'est ouverte. Depuis 2012, les prestations de la médecine anthroposophique, de la médecine traditionnelle chinoise, de l'homéopathie et de la phytothérapie sont à nouveau prises en charge. La décision devait englober aussi la thérapie neurale mais ses prestataires ont retiré dans l'intervalle leur demande.

Appel par le DFI

Ce remboursement ne devait être que provisoire jusqu'en 2017, dans l'attente d'une réévaluation.

Alain Berset propose lui que ces prestations soient en principe remboursées au même titre que celle de la médecine classique. Après deux ans de travaux, il ne sera manifestement pas possible d'apporter la preuve pour chaque prestation qu'elle est efficace, adéquate et économique, a dit également le DFI.

Il sera conclu qu'elles remplissent ces conditions. Seules certaines prestations controversées seront examinées pour être écartées le cas échéant. Cette décision de principe doit encore être concrétisée et avalisée par le Conseil fédéral.

Le DFI et l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) ont informé les milieux concernés de la suite des travaux et les ont invités à y participer.

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