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La présidentielle syrienne pousse l'envoyé de l'ONU à démissionner

Ce contenu a été publié le 01 mai 2014 - 09:06
(Keystone-ATS)

Les Nations unies cherchent un successeur à Lakhdar Brahimi, l'émissaire spécial pour la Syrie. Celui-ci compte démissionner prochainement en raison notamment de la décision de Bachar al Assad d'organiser une élection présidentielle le mois prochain.

Plusieurs candidatures sont étudiées, indique-t-on de sources diplomatiques, dont celle de l'ex-ministre tunisien des Affaires étrangères Kamel Morjane.

Depuis plus d'un an, Lakhdar Brahimi, vétéran de la diplomatie algérienne, ne fait pas mystère de son intention de quitter son poste de représentant spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie. Il y a un an à New York, il déclarait déjà songer chaque jour à sa démission.

Lakhdar Brahimi sera en fin de semaine au siège new-yorkais des Nations unies. Il doit rencontrer vendredi le secrétaire général Ban Ki-moon, puis le 13 mai informer le Conseil de sécurité de ses efforts jusqu'ici infructueux pour mettre un terme au conflit syrien.

Des diplomates déclarent que la décision de l'émissaire est prise et qu'il ne reste qu'à connaître le moment où il l'annoncera.

Coup présidentiel

Depuis le début de l'année, Lakhdar Brahimi a organisé deux séances de négociations à Genève entre le gouvernement d'Assad et des membres de l'opposition qui n'ont produit aucun résultat. L'émissaire aurait toutefois souhaité poursuivre ce processus pour tenter d'esquisser un début de solution politique.

Mais l'annonce par la Syrie, le 21 avril, de l'organisation d'une élection présidentielle le 3 juin a porté un sérieux coup à ses efforts. Ce vote est largement considéré comme une manière pour le président syrien de défier l'opposition et d'étendre sa mainmise sur le pouvoir.

Division en cause

Avant Brahimi, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan avait déjà démissionné en août 2012 en se plaignant, à l'instar de son successeur, de la division des membres permanents du Conseil de sécurité face à cette crise. Damas bénéficie du soutien de Moscou, qui a bloqué avec l'appui de la Chine toute tentative pour condamner ou sanctionner le gouvernement syrien depuis le début du conflit.

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