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Le chimiste cantonal valaisan a manqué de sévérité

Ce contenu a été publié le 20 mai 2014 - 13:09
(Keystone-ATS)

Le chimiste cantonal valaisan a manqué de sévérité dans le dossier de coupage de vins par l'entreprise Giroud. Les récidives révélées auraient mérité une dénonciation systématique à la justice pénale, selon la commission de gestion du Grand Conseil valaisan.

Le chimiste cantonal n'a pas été assez sévère. Mais il ne peut être accusé de complaisance, conclut la commission de gestion (cogest) dans un rapport. Les investigations qu'elle a menées laissent encore des zones d'ombre.

L'entreprise a multiplié les entorses. En 2001 le chimiste cantonal dénonce la cave à l'autorité pénale. Il a constaté des irrégularités commises pour la 4e fois en quatre ans. Le dossier Giroud se retrouvera plusieurs fois sur la table du chimiste cantonal jusqu'en 2008.

Griefs multiples

Le Contrôle suisse du commerce des vins (CSCV) dénonce des irrégularités de la cave par différents courriers entre 2006 et 2008. Assemblages excessifs, assemblages irréguliers, étiquetage non conforme, comptabilité viticole lacunaire sont les principaux griefs énoncés.

"Le cas sort de l'ordinaire par la répétition sur plusieurs années et la diversité des irrégularités constatées lors des contrôles", écrit la cogest. Selon elle, le chimiste cantonal aurait pu dénoncer systématiquement ces irrégularités à la justice pénale.

La commission recommande que tous les cas de récidive soient à l'avenir systématiquement dénoncés à l'autorité pénale. Elle demande à la commission de justice du Grand Conseil de vérifier pourquoi le dossier dénoncé en 2001 s'est trouvé prescrit après deux ans, pourquoi un autre est resté sans suite.

Les irrégularités ne sont pas courantes dans la branche. Au cours des dix dernières années, 37 cas ont été dénoncés au chimiste cantonal sur les 1509 contrôles effectués, précise la cogest.

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