Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les conséquences des brusques fluctuations de température sur la santé sont encore peu étudiées (image symbolique).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Outre les effets des vagues de chaleur ou de grands froids, qui sont connus, les changements de température ont aussi un impact sur la santé. Quelques données suggèrent une augmentation des risques cardio-vasculaires et des phénomènes inflammatoires.

Les changements de température, même minimes, pourraient augmenter les risques d'infarctus du myocarde, précise Idris Guessous, médecin spécialisé en épidémiologie aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). L'effet yo-yo de la météo peut également être à l'origine de phénomènes inflammatoires, comme le rhume ou des refroidissements. C'est ce qu'on nomme "la rhinite chronique du boucher", explique le spécialiste.

Quant aux effets sur la migraine ou sur les rhumatismes, ils sont avérés. Dans ces cas, la pression atmosphérique est aussi en cause. Pour les autres pathologies, il est difficile d'établir un lien de causalité. Contrairement aux conséquences connues des fortes chaleurs ou des grands froids, les effets plus fins de changements de température sur la santé sont encore peu étudiés, admet Idris Guessous.

Adaptation

L'effet des saisons sur le taux de mortalité est établi. Les décès sont plus nombreux lors des vagues de chaleur du début de l'été que de la fin. Il faut cependant garder à l'esprit qu'il existe un "biais de survie": "Les personnes plus vulnérables qui résistent aux premières vagues de chaleur supporteront aussi plus facilement les suivantes", explique Idris Guessous.

Contactés vendredi par l'ats, les hôpitaux universitaires de Zurich et de Berne, n'ont pas constaté d'augmentation des consultations d'urgence. "Ce ne sont pas quelques jours de grande chaleur qui auront de grands effets sur la santé. La nuit, les températures baissent et le corps peut récupérer", estime le médecin cantonal neuchâtelois Claude-François Robert.

Les personnes s'adaptent, boivent, se mettent à l'abri du soleil. C'est plus problématique pour les personnes dépendantes, reconnaît Claude-François Robert. "Il existe aussi une adaptation sociale à la chaleur. En été, ce sont les personnes de l'hémisphère nord qui souffrent le plus", déclare Idris Guessous.

Biométéo

Météosuisse propose une "Biométéo" journalière par région. Elle indique non seulement les prévisions en matière de pollution de l'air et de pollens, mais note aussi les incidences sur la circulation sanguine, la tension, les rhumatismes et les maux de tête.

ATS