Pajtim Kasami en est persuadé: il n'en a pas encore fini avec le plus haut niveau.

Pour le leader technique du FC Sion, le Valais ne peut pas être le terminus d'une carrière que l'ancien champion du monde M17 espère encore longue et flamboyante.

"Non, je n'ai pas renoncé à mes rêves et mes ambitions", assure, calmement mais fermement, Pajtim Kasami dans le petit salon d'un hôtel de Crans-Montana où Keystone-ATS lui a rendu visite durant le stage d'entraînement du FC Sion. "Je ne suis jamais satisfait de ce que j'ai, je veux toujours aller plus haut, c'est dans mon caractère et ma mentalité. J'ai des objectifs élevés, je sais ce dont je suis capable et..."

Ce "et" veut bien dire ce qu'il veut dire: "heureux" dans son club, le joueur aspire à plus. Ce qui, dans son cas particulier - il a été douze fois international et a évolué en Premier League, en Serie A et en 1re division grecque -, ne peut signifier qu'un départ pour l'étranger. Qui pourrait probablement intervenir cet été déjà, Kasami n'ayant plus qu'une année de contrat avec Sion.

"Là (ndlr: le 21 juin, date de l'entretien), je suis sédunois et je suis bien, tempère-t-il. Mais le mercato est encore long et tout va très vite dans le football." Surtout lorsque l'on a cette carte de visite et que l'on sort d'une saison qui, si elle n'a pas été bonne sur le plan collectif, a été réussie d'un point de vue individuel.

Car, nonobstant les soubresauts usuels et saillies présidentielles qui marquent le quotidien du club valaisan, Kasami affiche un bilan 2018/19 qui se défend. Auteur de onze buts et de huit passes décisives, l'ancien joueur de Palerme, Fulham, Lucerne et Olympiakos (notamment) a clairement été le Sédunois le plus en vue durant l'exercice. "C'est vrai que ces stats, ça fait beaucoup pour un milieu", reconnaît-il non sans s'auto-critiquer. "Mais je dois progresser. Je pense que j'aurais pu, que j'aurais dû être encore plus décisif."

Plus en fonction de l'équipe nationale

Bien sûr, Pajtim Kasami n'évoque aucune potentielle offre qu'il aurait déjà reçue, ni aucun championnat où il aimerait évoluer. Il est toutefois au clair avec lui-même quant aux critères qui dicteront ses choix. Sans doute fera-t-il ainsi les choses différemment, lui qui avait signé à Sion - "le choix le plus difficile par rapport à mes autres options" -, durant l'été 2017 en fonction de la sélection nationale. Se relancer au pays, sous les yeux de Vladimir Petkovic, pour retrouver l'équipe de Suisse. Sans succès, malgré quelques présences sur la liste des joueurs de piquet.

Or Pajtim Kasami brûle toujours d'envie de revêtir le maillot rouge et, s'il entend y parvenir, il devra probablement emprunter un autre chemin. Mais, avant un hypothétique transfert, cette reconquête passe d'abord par une préparation optimale et un bon début de championnat avec le FC Sion.

"Si tu joues bien..."

"Je me sens très bien. Une préparation est toujours difficile et tout se joue au mental", poursuit celui qui a profité de ses deux semaines de vacances pour partir s'aérer du côté de Bali. "La pause, ça fait quand même trop court..., concède-t-il. Ce n'est que ma deuxième préparation estivale en Suisse alors que, pendant des années, à l'étranger, j'avais repris plus tard."

La deuxième préparation au pays seulement et, qui sait, peut-être la dernière si Kasami atteint ses objectifs. "Si tu joues bien, tu as des offres", résume-t-il simplement. Sans doute est-ce cela le principal avantage à reprendre si tôt (20/21 juillet en Super League): les joueurs ont un mois pour se montrer en compétition avant que ne se referme le marché des transferts.

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