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Les premières estimations des élections constituantes tunisiennes semblent lundi donner l'avantage au parti islamiste Ennahda. En attendant la proclamation des résultats officiels, agendée à mardi, beaucoup saluent le taux de participation, qui s'élève à plus de 90%.

Ennahda s'attend à obtenir "environ 40% des voix", a déclaré Samir Dilou, membre du bureau politique du parti. "On est sûr de l'emporter dans 24 (des 27) circonscriptions" du pays, a-t-il déclaré, citant "les propres sources" de son parti.

"Nous allons obtenir entre 60 et 65 sièges dans l'assemblée constituante", qui comptera 217 sièges, a déclaré un autre dirigeant. Le mouvement Ettakatol (gauche) de Mustapha Ben Jaafar et le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) de Moncef Marzouki se disputent la deuxième place.

"Nous aurons autour de 15% des suffrages, ce qui se traduirait par un minimum de 30 sièges selon des statistiques à l'échelle nationale", a déclaré Khalil Zaouia, numéro 2 d'Ettakatol. "On espère être les seconds", a pour sa part déclaré Moncef Marzouki, dirigeant du CPR.

Le monde attentif

La communauté internationale suit aussi attentivement ces élections, qui pourraient fournir une indication des développements à attendre dans les bouleversements en cours dans le monde arabe.

Barack Obama a déclaré que la révolution tunisienne avait "changé le cours de l'Histoire". Le secrétaire général de l'ONU Ban ki-Moon a salué le déroulement pacifique des élections et appelé "les parties prenantes à rester attachées aux principes de transparence durant les prochaines phases de la transition".

Une délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), dirigée par le Zurichois Andreas Gross, a félicité lundi les "citoyens de Tunisie" pour la réussite des élections à la Constituante, "socle de leur démocratie". Ses observateurs ont malgré tout relevés "certaines faiblesses" dans l'organisation du scrutin.

ATS