Travaux d’assainissement du pont de la gare à Morges
Les travaux d'assainissement du pont autoroutier de la gare de Morges vont bon train. Datant de 1963, l'ouvrage de 110 mètres de long qui surplombe la rivière de la Morges et la rue de la Gare n'était plus conforme aux normes sismiques actuelles, n'était pas équipé de bandes d'arrêt d'urgence et connaissait des problèmes d'usure et d'étanchéité.
(Keystone-ATS) Le chantier sur l’A1 a démarré en septembre 2025 et devrait se terminer en décembre 2027, a indiqué mercredi l’Office fédéral des routes (OFROU), faisant un bilan intermédiaire des travaux. Ceux-ci avancent conformément au planning initial, assure-t-il. Au total, ce sont 20 millions de francs qui sont entièrement investis par la Confédération sur les presque deux ans et demi de ce chantier.
Outre les normes sismiques et la question des bandes d’arrêt d’urgence, les travaux consistent aussi à assainir le béton du tablier, atteint par des chlorures en raison de l’emploi de sel pour assurer le service hivernal. Des traces de corrosion au niveau des fers d’armature du béton et des gaines de précontraintes ont par ailleurs été constatées. Conséquence une perte de résistance de l’ouvrage.
Ralentissements et bouchons
Il fallait donc absolument intervenir sur l’étanchéité du tablier pour prolonger la vie de ce pont autoroutier sur l’A1, selon l’OFROU. Concrètement, les piliers du pont, les murs d’ailes et le tablier sont renforcés, les réseaux souterrains déplacés et la paroi antibruit côté Jura, datant de 1989, renouvelée à l’identique.
«Les principaux défis sont toujours de conserver le trafic de transit sur l’autoroute, garantir l’accès de l’ensemble des modes de transports à la gare de Morges, travailler aux abords des voies de chemin de fer dans un espace urbain restreint et réduire autant que possible l’impact du chantier sur les riverains», note l’OFROU.
Difficile toutefois d’éviter de forts ralentissements sur l’A1 en journée et des bouchons aux heures de pointe à la hauteur de Morges.
Plusieurs partenaires sont concernés par le projet. Il s’agit de la Ville de Morges, des CFF, des Transports de la région Morges-Bière-Cossonnay (MBC), du Canton de Vaud et de Romande Energie.