Un an après le crash du MD-11, les familles des victimes se souviennent

Un an après l'accident du MD-11 de Swissair au large d'Halifax, parents et amis des victimes ont afflué par centaines mercredi sur le lieu du drame. Ils ont assisté à l'inhumation de restes des leurs et à l'inauguration de monuments à leur mémoire.

Ce contenu a été publié le 01 septembre 1999 - 18:27

Un an après l'accident du MD-11 de la Swissair, qui a fait 229 morts au large de la Nouvelle-Ecosse, parents et amis des victimes ont afflué par centaines sur le lieu du drame. Ils sont venus du monde entier pour assister à l'inhumation de restes des leurs et à l'inauguration de monuments à leur mémoire.

Plusieurs cérémonies, ce mercredi, face à l’océan, à quelques kilomètres du point où le MD-11 de Swissair s’est abîmé. Avec notamment l’inauguration de deux monuments dédiés à la mémoire de ceux qui ont perdu la vie dans l’accident. Avec aussi l’enterrement des derniers corps : 27 cercueils, portés en terre au même endroit, à Bayswater, lors d’une cérémonie strictement réservée aux familles. C’est un point fort dans le processus de deuil que vivent les proches. Il faut dire que les circonstances de la tragédie sont pour eux particulièrement traumatisantes. Le choc intense subi au moment de l’accident a en effet littéralement déchiqueté l’appareil, mais aussi ses occupants.

Les autorités canadiennes peuvent donc tirer un trait sur la terrible procédure d’identification des corps. Elle tirent d’ailleurs un certain réconfort d’avoir réussi à identifier, dès le mois de décembre, toutes les victimes. Une tâche extrêmement ardue, réalisée grâce aux moyens traditionnels, empreintes digitales, dentitions, mais surtout grâce aux tests d’ADN. Une technologie dont les possibilités sont aujourd’hui impressionnantes. A tel point qu’elles débouchent sur un problème éthique. Fallait-il chercher à identifier tous les restes, même les fragments les plus petits ? Quelques familles l’ont réclamé. Mais les autorités canadiennes ont décidé de s’arrêter à un certain point dans le processus. D’où la présence, dans les cercueils inhumés ce mercredi, de restes non-identifiés. Poursuivre les test d’ADN, cela aurait pris des mois, argumentent les Canadiens, sans garantie d’arriver toujours à un résultat. Les laboratoires chargés des examens risquaient de devoir délaisser d’autres affaires. D’ailleurs toutes les familles, à l’exception de deux d’entre elles, ont approuvé cette décision. Elles peuvent ainsi poursuivre, plus sereinement peut-être, leur deuil.

Pierre Gobet

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