Une étude analyse les modes de déplacement sur le chemin de l’école
Une étude réalisée par l'Association transports et environnement (ATE) dresse un état des lieux de la mobilité sur le chemin de l'école à Genève. Pour limiter le phénomène des parents-taxis toujours présent, l'ATE préconise la mise en place de "rues scolaires".
(Keystone-ATS) Rendue publique lundi, cette étude est basée sur plus de 11’000 questionnaires adressés aux parents et aux enfants. Selon l’ATE, intégrer les avis des enfants dans ce genre d’étude est inédit en Suisse. Récoltées entre 2017 et 2024, les données ont été analysées par des experts de la mobilité, de la psychologie du comportement et de la santé.
Premier constat: la marche reste le principal mode de déplacement pour aller à l’école (80,28%). Viennent ensuite la voiture (9,32%), le vélo (3,82%) et la trottinette (3,16%). Mais si les enfants pouvaient choisir, le vélo et la trottinette prendraient une place bien plus importante: 14,2% souhaiteraient aller à l’école à vélo et 13% en trottinette.
L’étude apporte aussi un éclairage sur les raisons qui poussent les parents à accompagner leurs enfants en voiture. La principale, citée dans 40% des cas, est que l’école se trouve sur le chemin du travail ou d’une autre activité. La voiture est par ailleurs nettement plus présente dans les déplacements scolaires en milieu rural et périurbain (20%) qu’en milieu urbain (7%).
Réduire le trafic
Le trafic aux abords des écoles peut lui-même décourager la mobilité active: plus les parents jugent le chemin dangereux en raison de la circulation, plus ils sont tentés d’accompagner leur enfant en voiture, alimentant ainsi le problème. Pour inverser cette dynamique, l’ATE recommande de créer des infrastructures sûres et adaptées, de réduire le trafic et la vitesse aux abords des écoles.
Parmi les mesures préconisées pour limiter les parents-taxis figure la mise en place de rues scolaires. Ce système permet de fermer temporairement les rues autour d’une école à la circulation motorisée aux heures d’arrivée et de sortie des élèves. Ces tronçons de rue sans circulation deviennent des lieux d’échanges, où les enfants s’approprient l’espace routier supplémentaire disponible.