US Open: Federer en deuxième semaine
(Keystone-ATS) Tennis – Roger Federer a senti passer le vent du boulet dans son 3e tour de l’US Open.
Au bord de la rupture après la perte du deuxième set, le Bâlois (no 3) s’en est sorti quasi miraculeusement face au Croate Marin Cilic (no 27). Le Bâlois s’est imposé 6-3 4-6 6-4 6-2 en 2h40′, et peut donc toujours rêver d’un sixième sacre new-yorkais après ceux fêtés entre 2004 et 2008.
Roger Federer semblait pourtant parti pour un succès aisé au regard de la première manche, qu’il avait dominée après avoir écarté avec panache trois balles de break consécutives dans le troisième jeu. Mais, comme souvent depuis quelques mois, l’homme aux 16 trophées du Grand Chelem ne parvenait pas à conserver le même niveau de jeu.
En délicatesse avec sa première balle, peu à l’aise sur son petit jeu de jambes, il concédait logiquement le deuxième set en craquant à 4-5 sur son engagement. La défaite semblait même proche à 1-2 dans la troisième manche, lorsqu’il devait faire face à une balle de break après avoir commis une double faute. Roger Federer l’effaçait cependant avec brio.
Son réveil se précisait dans le sixième jeu, sous la forme de deux somptueux revers gagnants. Il retrouvait peu à peu toute son agressivité, enchaînait les «come on» pour se motiver un peu plus et s’offrait une balle de break à 4-4. Marin Cilic (1m98), dont la première balle de service et les puissants coups frappés à plat ont posé bien des problèmes au Bâlois, craquait en commettant une double faute. Le vent avait tourné.
Roger Federer ne devrait pas connaître les mêmes tourments lundi en 8e de finale. Il retrouvera Juan Monaco (ATP 36), un adversaire moins dangereux que le Croate. «Ce sera difficile», prévient toutefois le no 3 mondial, qui a remporté ses deux face-à-face avec l’Argentin de 27 ans.
«Monaco travaille la balle comme le font tous les Sud-Américains. Il a une bonne main, et se bat sur chaque point. C’est toujours physique face à ce genre d’adversaires», soulignait Roger Federer, qui avait souffert pour prendre la mesure de Juan Monaco ce printemps à Miami sur une surface similaire (7-6 6-4).
Voir plus d’articles de Swissinfo dans vos résultats Google. En savoir plus