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Au Kosovo, Ruth Metzler prépare le retour des réfugiés

La conseillère fédérale Ruth Metzler (photo) entend faire le point de la situation dans la province. Elle espère aussi finaliser avec l’administration civile de l’ONU au Kosovo (UNMIK) les modalités pour le retour forcé des réfugiés.

La conseillère fédérale Ruth Metzler, en charge du Département fédéral de Justice et Police, entend faire le point de la situation dans la province. Elle espère aussi finaliser avec l’administration civile de l’ONU au Kosovo (UNMIK) les modalités pour le retour forcé des réfugiés.

En août 1999, le Conseil fédéral décidait de lever les admissions collectives à titre provisoire des personnes chassées par la guerre du Kosovo. Parallèlement, il donnait son feu vert à la mise en place d’un programme, en trois phases, pour le retour des réfugiés dans la province.

La fin des deux premières phases dites «d’aide au retour volontaire» a été fixée au 31 mai. Le délai d’inscription pour les personnes désireuses de profiter encore de la manne financière accordée par la Confédération, soit 1000 francs par adulte et 500 francs par enfant, se termine donc à la fin de ce mois.

Après cette période, la stratégie prévue pour le retour des réfugiés entrera dans la phase III. Autrement dit, les personnes concernées ne seront plus au bénéfice du soutien financier de la Confédération et, surtout, elles devront quitter le territoire suisse dans les meilleurs délais, voire sous la contrainte.

L’Office fédéral des réfugiés (ODR) estime que quelque 25.000 Kosovars appelés à quitter la Suisse se trouvent encore sur le territoire helvétique.

Mais ce chiffre pourrait être revu à la baisse d’ici à la date butoir du 31 mai. Roger Schneeberger, porte-parole de l’ODR, précise: «après une période de stagnation en début d’année, les inscriptions dans le cadre des programmes d’aide au retour se sont accélérées. Pas moins de 1500 personnes se sont inscrites durant les trois dernières semaines».

Combien de personnes risquent-elles donc d’être réellement concernées par les retours forcés? L’incertitude demeure.

L’OSAR, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés, avance les chiffres de 10 000 à 12 000. «A fin mai, 6000 à 12 000 personnes seront en cours de procédure de demande d’asile. Elles ne seront donc toujours pas fixées sur leur sort», précise Christian Levrat, porte-parole de l’OSAR.

A ces estimations, il faut ajouter un millier de Kosovars que le gouvernement prévoit de renvoyer d’ici au 31 mai. Sont concernés: les personnes qui sont arrivées après juin 1999, n’ayant donc pas bénéficié des admissions collectives, mais aussi les délinquants et ceux qui n’ont pas coopéré dans le cadre de la procédure d’asile.

Reste, qu’à ce jour, il n’existe pas d’accord entre la Suisse et l’administration civile de l’ONU au Kosovo (UNMIK) pour le retour forcé des réfugiés. A l’occasion de son voyage, la conseillère fédérale Ruth Metzler va donc tenter de définir, avec l’organisation internationale, les modalités et notamment la fréquence des retours sous contrainte. A l’image de l’Allemagne, qui a déjà signé un accord de ce type.

Vanda Janka

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