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Conseil de l’Europe: Suisses divisés sur les sanctions contre la Russie

Le Conseil de l’Europe doit-il sanctionner la Russie en raison de son attitude en Tchétchénie? Reportée une première fois, la décision doit tomber cette semaine. La délégation suisse à Strasbourg est partagée entre la prudence et la ligne dure.

Le Conseil de l’Europe doit-il sanctionner la Russie en raison de son attitude en Tchétchénie? Reportée une première fois, la décision doit tomber cette semaine. La délégation suisse à Strasbourg est partagée entre la prudence et la ligne dure.

L’heure de la fin des tergiversations a sans doute sonné pour le Conseil de l’Europe. Fin janvier, l’Assemblée de Strasbourg devait déjà voter sur la suppression du droit de vote de la délégation russe. Elle avait finalement renoncé à se prononcer, dans l’attente des élections à la présidence russe.

L’Assemblée s’était alors contentée d’exprimer sa mauvaise humeur dans des termes très mesurés. Elle reconnaissait à la Russie le droit de combattre le terrorisme. Une ligne soutenue notamment par Andreas Gross. Le socialiste zurichois avait d’abord plaidé en faveur de sanctions avant de modifier sa vision. Une visite à Moscou et dans le Caucase au sein d’une délégation du Conseil de l’Europe l’avait convaincu du sérieux des engagements des autorités russes et en particulier de Vladimir Poutine.

La résolution de janvier comportait toutefois un certain nombre de conditions. Le Conseil de l’Europe sommait la Russie de respecter scrupuleusement les droits de l’homme de la population civile. Sans quoi l’Assemblée annonçait le réexamen de l’appartenance de la Russie au Conseil de l’Europe.

Aujourd’hui Andreas Gross reste persuadé que des sanctions ne feraient qu’isoler la Russie. Il fait partie des députés pour qui le Conseil de l’Europe, s’il veut garder de l’influence en Russie, ne doit pas expulser ses députés.

Jeudi, à Strasbourg, les défenseurs de cette théorie affronteront les députés favorables à l’exclusion. Le radical tessinois Dick Marty en fait partie. «Nous avons posé des conditions, dit-il, or les violations des droits de l’homme sont massives, désormais il en va de la crédibilité de l’institution».

Thierry Zweifel

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