Etat de la construction des stades en Suisse
Bâle inaugure officieusement son nouveau stade St-Jacques, jeudi. Mais trois autres temples du football de la même envergure sont à l'état de projets plus ou moins avancés à Genève, Berne et Zurich.
«Nos stades souffrent de vétusté, relève d’entrée Edmond Isoz, directeur de la Ligue nationale de football. La plupart avaient été construits pour la Coupe du monde de 1954 en Suisse».
«En outre, poursuit M. Isoz, c’est aussi une manière de rester en compétitivité avec l’Europe. Pour nos clubs suisses engagés en Ligue des champions ou en Coupe UEFA. Et n’oublions pas qu’il y a parfois des matches du championnat de LNA très fréquentés».
A l’heure actuelle, sur le plan de la construction, le deuxième stade le plus avancé de Suisse est celui de La Praille, à Genève. La première pierre sera posée en ce mois de mars. Les travaux de construction débutent en avril et devraient s’achever au début de l’hiver 2002. Pour une utilisation au printemps 2003.
A Berne, et sous réserve des oppositions possibles, la démolition de l’ancien Wankdorf sera exécutée en automne. La reconstruction d’un nouveau stade devrait débuter au printemps 2002. Avec une ouverture prévue en 2004.
«En tout cas, les autorités politiques bernoises ont donné leur accord. Le financement du projet est assuré, précise M. Isoz. Toutefois, une opposition s’est élevée entre les propriétaires de cinéma à Berne et le complexe cinématographique du Wankdorf».
«Ces quatre stades, explique Edmond Isoz, appartiennent à des sociétés privées, qui sont propriétaires de l’ensemble immobilier et qui loueront leurs locaux à un certain nombre d’utilisateurs».
Au stade St-Jacques de Bâle, par exemple, il y a une résidence pour personnes âgées comprenant 107 appartements, avec vue plongeante sur la pelouse.
Au Wankdorf, outre les salles de cinéma, il y aura des bureaux de l’administration fédérale et un centre commercial d’un grand distributeur suisse.
A Zurich, où il y a déjà deux stades de football, deux projets s’opposent cependant. La construction d’un nouvel Hardturm pour le football, avec, en parallèle, la rénovation du Letzigrund pour l’athlétisme. Ou la construction d’un stade multifonctionnel (à la fois pour le football et l’athlétisme).
Il est à relever que la Confédération soutient les quatre chantiers de Bâle, Genève, Berne et Zurich, à raison de 5 à 10 millions de francs. Ce qui représente 2% du financement de construction de chaque stade, dont la totalité coûte 200 à 300 millions de francs.
A Lausanne, par contre, même avec un fief olympique rénové et qui avait accueilli plusieurs matches de la phase finale de Coupe du monde en 1954, la Pontaise n’est plus dans la course pour recevoir le possible Euro 2008, en Suisse.
En effet, le stade de La Pontaise se situe au-dessous des normes minimales des 30 000 places assises, requises par l’Union européenne de football (UEFA).
Il faut dire que, dans leur candidature conjointe, la Suisse et l’Autriche auront quatre stades chacun. Et comme la majorité de la population (75%) se trouve en Suisse alémanique, un seul stade suffit en Romandie. Celui de La Praille à Genève.
Emmanuel Manzi
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.