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L’espion israélien Isaac B. sera jugé cet été à Lausanne

Arrêté le 18 février 1998, l’agent du Mossad s'apprêtait à placer sur écoute téléphonique illégale un Libanais domicilié à Köniz dans la banlieue de Berne. Le Tribunal fédéral a fixé au 3 juillet prochain la date d'ouverture de son procès.

Arrêté le 18 février 1998, l’agent du Mossad s’apprêtait à placer sur écoute téléphonique illégale un Libanais domicilié à Köniz (photo) dans la banlieue de Berne. Le Tribunal fédéral a fixé au 3 juillet prochain la date d’ouverture de son procès.

En principe, Isaac B. sera présent à Lausanne, le 3 juillet prochain, pour comparaître devant la Cour pénale fédérale, présidée par le juge fédéral Hans Wiprächtiger. En tout cas, Ralph Zloczower, l’avocat bernois de ce 007, israélien vient de le promettre. Une promesse qui tranche avec la position du Mossad ainsi que celle du ministère israélien de la Justice, opposés à la comparution de l’espion israélien devant la justice suisse.

Forcément, Isaac B. détient des informations clés susceptibles d’être gênantes. Ce qui explique l’empressement avec lequel l’Etat israélien a versé une caution de 3 millions de francs pour libérer l’agent du Mossad, le 26 avril 1998, après une détention de deux mois.

Cette affaire avait provoqué quelques turbulences entre la Suisse et l’Etat hébreu. Danny Yaton, le chef du Mossad avait été contraint à la démission. Tel-Aviv avait dû présenter ses excuses à Berne. Et David Levy, le ministre israélien des Affaires étrangères en visite officielle en Suisse la semaine dernière, a adopté un profil bas en invoquant l’aspect technique et juridique d’une affaire en cours pour ne pas se prononcer.

Isaac B. doit répondre d’actes exécutés sans droit pour un Etat étranger, service de renseignements politiques, tentative d’écoute et d’enregistrement de conversations entre d’autres personnes et utilisation répétée de fausses pièces de légitimation étrangère. Il faisait partie d’un commando de cinq espions israéliens, interpellés le 18 février 1998 en train de monter une installation d’écoutes téléphoniques dans un immeuble de Liebefeld habité par un Libanais, soupçonné d’être proche des islamistes du Hezbollah. Quatre personnes avaient été relâchées peu après et B. avait été placé en détention.

Isaac B. risque une peine maximale de dix ans de prison. Reste une incertitude: le caractère public des débats. Les autorités israéliennes pourraient, au nom de la sécurité de l’espion, demander que le procès se déroule à huis clos.

Les audiences de la Cour pénale fédérale seront l’occasion d’en apprendre un peu plus sur cette nébuleuse affaire. Notamment sur les quatre autres espions, qui ont réussi à prendre la poudre d’escampette.

Jugurtha Aït-Ahmed

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