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Un Suisse au cœur d’un fait divers à Rio

Des animaux rares comme des alligators ont péri dans le zoo. Keystone

La police de Rio de Janeiro enquête sur la mort suspecte d'une centaine d'animaux rares dans un zoo fondé par un Suisse. L'ex-propriétaire de ce parc - aujourd'hui décédé - est soupçonné d'avoir coordonné un trafic de pierres précieuses à destination de l'Europe.

Trois jours après cette macabre découverte, le mystère continue de planer sur les activités de son fondateur, un Suisse décédé en avril dernier. Mais également sur sa compagne brésilienne, officiellement en charge du zoo, et d’un autre ressortissant helvétique qui a été le gérant du parc à plusieurs reprises.

Mortes de faim

L’affaire a été révélée par la presse locale. La plupart des bêtes ont péri dans la chambre froide, alors que d’autres sont vraisemblablement mortes de faim après avoir été abandonnées.
Des carcasses en état de décomposition avancées ont été retrouvées sur les lieux. Parmi les bêtes, des animaux appartenant à des espèces rares, comme des alligators, un jaguar, des perroquets, des singes, un lynx africain et des serpents.
La situation financière du parc zoologique – ouvert voici 10 ans par Werner Erwin Meier – s’était rapidement dégradée après la mort de cet expatrié suisse. Sa compagne est désormais passible d’une peine de prison pour non-assistance à espèces menacées. Et ceci, en vertu du code de protection animale brésilien.
Cependant, plusieurs autres faits troublants interpellent les enquêteurs. Les autorités avaient en effet été alerté à plusieurs reprises sur l’état du parc, qui avait même été fermé provisoirement en décembre dernier, puis ré-ouvert quelques mois plus tard.

Un parc de plaisir

Plusieurs irrégularités auraient été commises dans le passé. Le nom du Bwana Park avait été associé à des affaires de trafic illicite d’animaux. Une ombre plane également sur les activités du défunt fondateur du parc, que la police locale soupçonne d’avoir coordonné un trafic de pierres précieuses à destination de l’Europe.
Les animaux auraient en outre été abandonnés après sa mort, quand le nouveau propriétaire du Bwana Park, un publicitaire brésilien, eût décidé de transformer le zoo en ce que la presse locale qualifie pudiquement de «parc du plaisir».
Celui ci rejette la responsabilité de la tragédie animalière sur la compagne du fondateur du parc, qui doit encore être entendue par les enquêteurs.
Thierry Ogier, Sao Paolo

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