Wawrinka: «Je ne veux pas que ma saison se termine vendredi»
(Keystone-ATS) Métamorphosé par rapport à son premier match, Stan Wawrinka vise une 4e demi-finale au Masters. «Je ne veux pas que ma saison se termine vendredi», a-t-il lâché après sa victoire sur Marin Cilic.
«On a vu deux personnes différentes sur le court entre lundi et aujourd’hui (réd: mercredi). Il était important que je réagisse après avoir subi une telle défaite», a expliqué le Vaudois, qui n’avait inscrit que cinq jeux pour son entrée en lice face à Kei Nishikori et a dominé Marin Cilic 7-6 7-6 quarante-huit heures plus tard. «Lundi, c’était comme si j’avais oublié qui je suis vraiment», a-t-il poursuivi.
«J’ai eu une grosse discussion avec mon staff dans le vestiaire juste après mon premier match, et j’ai livré un bon entraînement mardi. J’ai la chance de comprendre très vite ce qui n’a pas marché, et j’ai su changer totalement mon état d’esprit. C’est un Masters. C’est une chance pour moi d’y participer, et il était important que je n’oublie pas ce qui m’a permis de me retrouver ici», a souligné Stan Wawrinka.
«Je suis content d’avoir gagné, et je suis surtout ravi de l’avoir fait en jouant bien. C’est une grande victoire pour moi», s’est félicité le vainqueur du dernier US Open, qui a retrouvé toute sa hargne et sa motivation. «C’est le dernier tournoi de l’année, et ça reste quelque chose d’énorme pour moi de pouvoir participer au Masters. Je ne veux pas avoir de regret en quittant Londres. Je ne veux pas que ma saison se termine vendredi, même si elle a déjà été incroyable.»
Stan Wawrinka se réjouissait d’affronter Andy Murray vendredi, une année après avoir décroché sa qualification pour les demi-finales en battant… l’Ecossais. «C’est un peu la même configuration. Mais cette fois-ci, Andy est en grande forme. Il est peut-être fatigué par les efforts fournis ces dernières semaines, mais il va s’arracher pour conserver sa place de no 1 mondial. C’est un très beau challenge. C’est pour ce genre de matches qu’on pratique ce sport», a encore expliqué le Vaudois. «Je sais ce qu’il faut faire pour le battre. A moi d’être suffisamment fort pour y parvenir.»