Wawrinka: «Le risque de ne pas disputer Roland-Garros existe»
(Keystone-ATS) Genève – Stanislas Wawrinka affichait un sourire crispé mardi lors du baptême du Pilatus PC12 nommé «Stan» par son nouveau partenaire (la compagnie Fly7).
«Le risque de ne pas pouvoir disputer Roland-Garros existe», lâchait-il avant un vol inaugural qui s’annonçait mouvementé en raison des conditions météorologiques.
«Ma situation n’est pas facile à vivre. Je ne peux pas profiter de toutes les bonnes choses qui me sont arrivées», regrettait le Vaudois, qui a conquis un titre – le quatrième de sa carrière – à Oeiras le 5 mai et disputé dans la foulée la finale du Masters 1000 de Madrid avant d’être stoppé net par une douleur à la cuisse droite.
«Je n’ai pas touché la raquette depuis mon forfait à Rome. Et je ne le ferai pas avant jeudi, quoi qu’il arrive», soulignait le no 11 mondial, qui avait renoncé à affronter Alexandr Dolgopolov mercredi dernier au 2e tour du Masters 1000 italien alors qu’il avait bataillé pendant 2h14′ sur le court la veille au 1er tour.
«Je souffre d’une petite déchirure. Mon esprit est pour l’heure accaparé par les soins. Je n’ai rien fait d’autre depuis que je me suis blessé. Je saurai plus précisément où j’en suis demain (réd: mercredi): je verrai mon médecin et effectuerai des tests», poursuivait-il.
«Une absence de plusieurs semaines voire plusieurs mois est cependant possible si ça +claque+ à nouveau», précisait prudemment le champion olympique 2008 de double, qui ne courra certainement pas ce risque alors qu’il joue le meilleur tennis de sa vie. Fataliste, il se voulait néanmoins résolument optimiste. «La blessure évolue de manière positive. J’espère pouvoir m’aligner à Paris», qu’il gagnera dès mercredi s’il obtient le feu vert médical.
«Je ne manque pas de matches. J’ai fêté beaucoup de victoires (réd: son bilan est de 26-9 en 2013), et ai emmagasiné beaucoup de confiance. Deux jours d’entraînement seraient suffisants», assurait enfin Stanislas Wawrinka, dont l’unique objectif concernant Roland-Garros est pour l’heure de pouvoir y défendre ses chances.