Yémen: des dizaines de soldats tués dans un attentat suicide à Aden
(Keystone-ATS) Des dizaines de soldats yéménites ont été tués ou blessés samedi dans un attentat-suicide dans une caserne à Aden, la grande ville du sud du Yémen où opèrent des groupes djihadistes. L’attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).
Un kamikaze a fait détoner sa ceinture d’explosifs au moment où des centaines de soldats étaient rassemblés pour encaisser leur solde mensuelle dans la caserne Al-Sawlaban, située à proximité de l’aéroport international d’Aden.
Selon un bilan de sources médicales cité par l’AFP, l’attaque a tué au moins 35 soldats et blessé une cinquantaine d’autres. Une source proche des services de sécurité, citée par Reuters, a de son côté fait état d’au moins 50 tués et d’une septantaine de blessés.
L’EI a revendiqué l’attaque dans un message posté sur internet. Les djihadistes s’étaient attribués par le passé la responsabilité de plusieurs attaques de ce type commises dans la ville portuaire d’Aden, sous le contrôle du gouvernement internationalement reconnu du Yémen.
Campagne anti-djihadistes
L’attaque a été perpétrée alors que les forces gouvernementales poursuivent depuis des mois une vaste campagne contre les djihadistes qui restent actifs dans le sud et l’est du Yémen.
Au Yémen, les forces loyalistes, soutenues depuis mars 2015 par une coalition militaire arabe, affrontent à la fois les rebelles chiites Houthis, qui contrôlent une partie du territoire dont la capitale Sanaa (nord), et des groupes djihadistes implantés dans le sud.
Les djihadistes de l’EI et d’Al-Qaïda ont multiplié les attentats ces derniers mois, notamment à Aden, en dépit de nombreux plans des forces gouvernementales pour sécuriser les zones urbaines sous leur contrôle depuis leur reprise aux Houthis l’an dernier.
Le dernier attentat revendiqué par l’EI a coûté la vie, le 29 août, à 71 personnes lorsqu’un kamikaze au volant d’une voiture piégée avait visé de jeunes recrues de l’armée à Aden.