Après Sunrise et Swisscom, Orange annonce à son tour un dégraissage
(Keystone-ATS) Quatre mois après ses concurrents Sunrise et Swisscom, Orange Suisse réduit à son tour son effectif afin de simplifier son organisation. L’opérateur établi à Renens (VD), numéro trois du marché suisse, prévoit de supprimer cette année jusqu’à 140 emplois sur les quelque 1100 qu’il compte.
Après la séparation de son ancienne maison mère France Télécom et la reprise par le fonds britannique Apax Partners, Orange Suisse présente un nouveau visage, a indiqué vendredi à l’ats son patron, Johan Andsjö. De nombreuses tâches en lien avec l’ex-propriétaire ont ainsi disparu.
Afin de se concentrer davantage sur ses clients, Orange Suisse veut réduire le nombre de postes administratifs et d’encadrement d’une part de 45% actuellement à 30%. Les effectifs dans les services directs et ceux liés à la clientèle passeront dans le même temps à 70% de l’ensemble.
Ainsi, en parallèle à la réduction d’effectifs, Orange Suisse envisage le recrutement d’une soixantaine de collaborateurs et l’ouverture de 18 nouveaux points de vente. L’allègement des structures de l’opérateur interviendra en deux phases, la première, visant la suppression de quelque 70 postes, devant démarrer ces prochaines semaines.
Plan social prévu
L’éventualité d’une deuxième vague de coupes sera analysée ultérieurement. Les représentants du personnel d’Orange ainsi que le syndicat de la branche, Syndicom, ont été informés des projets de l’opérateur, lequel prévoit un plan social.
Si ces nouvelles suppressions de postes dans le secteur des télécommunications ne surprennent pas Syndicom et l’association Employés Suisse, ceux-ci espèrent que la coupe restera limitée. Tout en déplorant la concurrence ruineuse que se livrent les opérateurs au niveau des prix, ils appellent Orange à respecter ses engagements sociaux.
Employés Suisse rappelle également la disparition d’emplois consécutive au transfert en début d’année de la gestion et de la maintenance du réseau d’Orange de Ericsson à Alcatel-Lucent. Quelque 17 des 94 salariés repris par l’équipementier en télécommunications franco-américain ont été licenciés.