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Les coûts de la santé sont toujours trop élevés

40% des assurés sont favorables à une extension du catalogue des prestations dans l’assurance de base. Keystone Archive

Globalement, les Suisses sont satisfaits de la LAMal, la loi sur l'assurance maladie, introduite en 1996. Les primes demeurent toutefois élevées et l'influence sur le coût de la santé est minime. Tous les objectifs de cette loi n'ont donc pas été atteints.

L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a présenté mardi neuf études – les premières d’une série de 23 – analysant les effets de la LAMal. Et ceci conformément aux exigences du Conseil fédéral.

Parmi ces analyses et divers sondages réalisés auprès de 2000 ménages, il ressort clairement que les assurés sont globalement satisfaits du système de santé ainsi que des soins médicaux prodigués en Suisse. En revanche, ils jugent les primes trop élevées et la LAMal encore trop coûteuse.

«Les effets concernant la réduction des coûts ne sont pas encore mesurables et ne sont pas encore au niveau de nos espérances, explique Otto Piller, directeur de l’OFAS. Pour exemple, la politique de planification hospitalière doit porter ses fruits d’ici à quelques années».

La maîtrise des coûts reste probablement le point le plus sensible de la LAMal. «Le tarif unique TARMED, exigé par la loi, est très difficile à mettre sur pied. Il a suscité de nombreuses discussions, ajoute Otto Piller. Nous espérons bien qu’il entrera en vigueur l’année prochaine». En effet, les conséquences positives de ce tarif unique devraient être ressenties rapidement.

Si le directeur de l’OFAS n’est pas satisfait de la situation actuelle, il relève que les augmentations massives des années 80 n’existent plus et que la LAMal permet déjà une forme de stabilisation.

Dans l’idéal, les primes ne devraient pas augmenter plus que le renchérissement selon le directeur de l’OFAS. Pour rappel, le budget des assurances ne doit pas dépasser 8% du revenu imposable. Or, certains cantons n’y parviennent pas encore, même si les écarts s’amenuisent de plus en plus.

Malgré cela, 40% des assurés sont favorables à une extension du catalogue des prestations dans l’assurance de base. « Ce phénomène est compréhensible, explique Otto Piller. Plus le catalogue de prestations sera étendu dans l’assurance de base, plus le risque d’une médecine à deux vitesses diminue».

Paradoxalement, les assurés qui se plaignent n’utilisent pas tous les moyens pour économiser de l’argent. Pour preuve, peu d’entre eux ont choisi de changer de caisse maladie, soit moins de 15%.

«C’est probablement le manque d’information de l’OFAS qui en est la cause, affirme le directeur. Nous étudions le moyen de mieux informer encore, même si l’assuré est aussi responsable».

En réalité, le moyen le plus utilisé pour réduire sa prime est l’augmentation de la franchise, puisque 48% des assurés sondés ont adopté cette méthode. Par ailleurs, ils pourraient encore plus économiser s’ils utilisaient le modèle du médecin de famille, ou celui des centres médicaux (HMO). Ils ne sont que 10% à profiter de ces modèles.

«Ces modèles doivent être mieux vendus par les assureurs, conclut Otto Piller, ils permettent à l’assuré d’économiser encore plus d’argent».

Jean-Louis Thomas

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