Semaine africaine pour Joseph Deiss
Le ministre suisse des affaires étrangères passera sa semaine entre le Tchad et le Ghana. A N'Djaména, il participera notamment à la Conférence ministérielle de la Francophonie. A Accra, il rencontrera les ambassadeurs suisses en poste au sud du Sahara.
La première étape de ce voyage emmènera donc Joseph Deiss dans la capitale du Tchad où la Conférence ministérielle de la Francophonie tient, mercredi et jeudi, sa quinzième session bisannuelle.
La Suisse plurilingue est membre à part entière de cette Organisation depuis 1989. Joseph Deiss lui reconnaît plusieurs qualités. «Elle nous apporte, dit-il, beaucoup d’éléments positifs, en particulier et plus que d’autres, l’ouverture au Sud.»
Le Tchad est précisément l’un de ces pays où la Coopération suisse (DDC) se montre très présente. Ses activités – pour un montant annuel de quelque 12 millions de francs – se concentrent sur trois domaines: les structures publiques et communautaires de la santé, celles de l’éducation ainsi que l’amélioration des systèmes de production agricole et animale.
Joseph Deiss compte mettre à profit son séjour au Tchad non seulement pour rencontrer les autorités de ce pays, mais aussi pour mieux comprendre ses problèmes: c’est l’une des régions les plus défavorisées de la planète. Il se rendra dans la région d’Abéché, dans l’Est du pays, pour voir concrètement ce que cela veut dire et comment une coopération tente d’y porter remède avec les populations locales.
Il en retiendra sans doute quelques images fortes qui devraient inspirer ses réflexions lors de l’étape ghanéenne. A Accra, le chef de la diplomatie suisse doit en effet ouvrir une Conférence régionale de ses ambassadeurs accrédités en Afrique subsaharienne et des coordinateurs de la DDC.
Cette réunion est jugée très importante dans l’optique de la politique régionale que la Suisse entend développer par rapport à l’Afrique, et cela, explique-t-on au Département fédéral des affaires étrangères, «à un moment où les signaux en provenance de certaines parties du continent demeurent inquiétants et où l’on assiste par ailleurs à l’émergence d’une autre Afrique, porteuse d’espoir et d’avenir».
Avant de prendre l’avion, lundi soir à Genève, Joseph Deiss constatait que les Suisses voyagent beaucoup en Afrique, qu’ils y entretiennent de nombreux contacts, qu’ils y connaissent bien des situations et qu’ils y déploient énormément d’activités.
Pourquoi dans ces conditions se limiter au seul domaine de l’aide et ne pas essayer d’en faire plus sur le plan politique, se demande-t-il: «nous pouvons par exemple être utiles là où il y a des processus de paix, nous avons peut-être aussi des bons offices à offrir à l’Afrique».
Bernard Weissbrodt
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