Burberry annonce des ventes en hausse au premier trimestre
Le groupe du luxe britannique Burberry a annoncé vendredi une hausse de ses revenus au premier trimestre, porté par ses ventes sur le continent américain et en Chine mais dit rester attentif aux évolutions géopolitiques et macroéconomiques pour l'année en cours.
(Keystone-ATS) Le chiffre d’affaires de ses ventes au détail sur les trois premiers mois de son exercice décalé progresse de 5% à 455 millions de livres (493,4 millions de francs), le directeur général Joshua Schulman y voyant la preuve que sa «stratégie fonctionne».
Cette progression s’inscrit dans la lignée de ses résultats annuels 2025/2026, où la marque a renoué avec les bénéfices après un recentrage stratégique annoncé fin 2024.
Confronté comme l’ensemble du secteur du luxe à un ralentissement de la demande et à l’offensive protectionniste des Etats-Unis, Burberry avait pâti ces dernières années de choix stratégiques malheureux, notamment le pari raté de monter davantage en gamme.
Le groupe s’est dès lors recentré en urgence sur ses grands classiques, comme son trench coat et ses écharpes, avec des prix plus en rapport avec sa marque: le luxe, mais pas l’ultra luxe.
Plébiscité par la Gen Z
L’entreprise est portée sur les trois premiers mois de l’année par une progression de ses ventes dans la région Amériques (+12%) et en Chine (+9%) et relève une croissance «à deux chiffres» parmi ses clients de «la génération Z».
Cela «témoigne non seulement de la pertinence de la nouvelle stratégie +Burberry Forward+, mais constitue aussi un signe prometteur du maintien de la marque dans l’univers d’une génération plus jeune», estime Richard Hunter, responsable des marchés chez interactive investor.
L’entreprise «retrouve son élan», estime-t-il, soulignant qu’elle enregistre son «septième trimestre consécutif d’amélioration».
Le titre recule cependant de plus de 6,5% à la Bourse de Londres, preuve «qu’il subsiste des sceptiques», selon lui.
Car si le groupe prévoit une progression de son chiffre d’affaires sur le semestre, il dit aussi rester «attentif à l’incertitude de l’environnement géopolitique et macroéconomique et à son impact potentiel sur la confiance des consommateurs».
Ses ventes ont d’ailleurs reculé de 3% dans la zone EMEIA (Europe, Moyen-Orient, Inde et Afrique), «reflétant l’impact persistant du conflit au Moyen-Orient et la baisse des dépenses touristiques».