La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast
Livia Leu

Aujourd’hui en Suisse

Amies lectrices, amis lecteurs, bonjour,

Ce sera sa dernière interview en tant que Secrétaire d’État et négociatrice en chef pour la Suisse à Bruxelles: Livia Leu évoque longuement une diplomatie helvétique souvent critiquée ces dernières années, mais dont on ne sait pas forcément les succès discrets.

Je vous parle également d’un médicament trop cher pour soigner une allergie grave, de la hausse annoncée de nos factures d’électricité et de l’amour jamais démenti des Suisses pour les grosses bagnoles.

Excellente lecture,

Livia Leu
© Keystone / Pierre Albouy

Elle aura dirigé pendant trois ans les négociations entre la Suisse et l’UE. Avant de prendre son poste d’ambassadrice à Berlin, Livia Leu revient sur ces années difficiles. La diplomatie suisse a dû essuyer de vives critiques durant cette période, entre le blocage des négociations avec Bruxelles et l’attitude du pays dans la guerre en Ukraine.


La Suisse a rapidement repris les sanctions internationales, intensifié son soutien à l’Ukraine et versé à ce jour plus de 420 millions de francs sous forme d’aide humanitaire et de coopération, rappelle Livia Leu. La Suisse accueille aussi près de 80’000 Ukrainiennes et Ukrainiens. Mais elle ne peut fournir du matériel de guerre en raison de sa neutralité, et certains peinent à accepter sa position sur le transfert de ce matériel à des États tiers.

Après la fin des négociations sur l’accord-cadre institutionnel avec l’UE, Livia Leu affirme que le dialogue a été renoué. Dix discussions exploratoires ont déjà eu lieu sur un nouveau paquet, visant à stabiliser et creuser davantage la voie bilatérale, en y incluant désormais de nouveaux accords dans des domaines tels que l’électricité, la sécurité alimentaire ou la santé.

Arachide
Getty / iStock

Le plus récent des traitements contre l’allergie alimentaire aux arachides coûte jusqu’à 10’000 dollars par an. À sa sortie, beaucoup voyaient en lui un blockbuster en puissance. Mais les espoirs ont été déçus, et le géant suisse Nestlé, qui avait fait l’acquisition de la licence, vient de s’en défaire.


Dans les pays occidentaux, 1% à 2% des personnes sont allergiques aux arachides. Et c’est une allergie grave: elles doivent éviter le moindre contact avec tout produit à base de la plante, au risque d’un choc anaphylactique potentiellement mortel sans l’administration rapide d’une injection. Rien qu’aux États-Unis, on considère qu’un million d’enfants sont concernés et que seul un sur cinq surmonte l’allergie.

Le nouveau traitement n’est disponible qu’aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Autriche, en Allemagne et en Suisse. Mais ici, il n’est pas inclus dans la liste des remèdes couverts par l’assurance obligatoire de base. Et comme le médicament ne marche pas très bien, Nestlé vient de s’en défaire. Le repreneur est le laboratoire biopharmaceutique suisse Stallergenes Greer. Reste pour les personnes porteuses d’allergie aux arachides à espérer un accès facilité à ce médicament.

compteurs électriques
© Keystone / Martial Trezzini

La facture d’électricité des ménages suisses augmentera en moyenne de 18% l’an prochain. C’est ce qu’annonce la Commission fédérale de l’électricité à l’issue du délai au 31 août fixé aux quelque 600 gestionnaires de réseau de distribution pour communiquer leurs tarifs.


Sur l’année, la facture s’alourdira ainsi de 222 francs par rapport à 2023 pour un ménage moyen, consommant 4500 kWh. En cause notamment, l’augmentation des prix du marché, qui se répercutera plus fortement en 2024 pour de nombreux gestionnaires de réseau.

Les changements de tarifs peuvent varier sensiblement selon les lieux. Les prix se composent des tarifs d’utilisation du réseau, des tarifs de l’énergie, des redevances dues aux collectivités publiques et du supplément perçu sur le réseau. Les PME verront également leur facture gonfler.

Grosses voitures
© Keystone / Gaetan Bally

Les Suisses continuent à aimer les grosses voitures. Le pays a l’un des parcs automobiles les plus puissants, les plus polluants et les plus chers du monde. L’émission Basik, de la RTS, s’est intéressée aux trois modèles neufs les plus vendus l’an dernier: une grosse électrique, un SUV et un break diesel.


Tesla Y, WV Tiguan, Skoda Octavia. Trois voitures qui coûtent plus ou moins 50’000 francs chacune. Le tiercé gagnant reflète la tendance générale. Paradoxalement, les véhicules électriques ne représentent encore que 2,3% du parc automobile suisse. Mais ce pourcentage va augmenter progressivement, si l’on se base sur les nouvelles immatriculations: 17,3% l’année dernière. À ce rythme, les experts estiment qu’en 2030, elles constitueront 30% du parc automobile.

En l’espace de 40 ans, le nombre de voitures de tourisme a plus que doublé en Suisse. On en comptait 2,25 millions en 1980 et aujourd’hui, ce chiffre avoisine les 4,8 millions. Une augmentation à corréler avec la hausse de la population, qui est passée dans le même temps de 6,3 millions à presque 9 millions de personnes. En 2022, le marché de l’automobile a repris des couleurs, après une phase morose durant la pandémie.

Les plus lus
Cinquième Suisse

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision