Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Le ciel se dégage pour Swissinfo. Après le Conseil des États, le Conseil national vient de refuser de couper le financement du média que vous lisez en ce moment.
Argent toujours, on sait désormais à quoi ressembleront les nouveaux billets de banque suisse. Mais il faudra attendre encore plusieurs années avant de pouvoir le mettre dans son portefeuille.
Bonne lecture!
La situation est très contrastée pour la viticulture suisse. D’un côté, la récolte 2025 s’annonce «exceptionnelle». D’un autre, les vins suisses peinent à se vendre, ce qui oblige des vignerons à arracher des vignes.
La météo favorable de l’an dernier a permis aux vignerons suisses de produire 82 millions de litres de vin, soit +9,3% par rapport à 2024. La hausse est marquée en Suisse alémanique (+32%), qui atteint 13,7 millions de litres. En Suisse romande, l’augmentation est plus modérée (+6,3%), mais la région reste de loin la première du pays avec 64,4 millions de litres. Seule la Suisse italienne recule (-8,1%), en raison d’une météo défavorable pendant la floraison et de la pression du scarabée japonais.
Outre la quantité, la qualité est également au rendez-vous. «Les vins du millésime 2025, actuellement en phase d’élevage, se distinguent par une qualité particulièrement remarquable», relève l’Office fédéral de l’agriculture dans son communiqué (OFAG).
Le secteur reste cependant sous tension. «Des coûts de production élevés, un recul des ventes et des stocks importants menacent la rentabilité de certaines exploitations», note l’OFAG. La solution passe notamment par une diminution de la production, c’est-à-dire l’arrachage volontaire de vignes, une mesure soutenue par la Confédération et les cantons. Un dixième des surfaces des trois principaux cantons viticoles (Valais, Vaud et Genève) pourrait ainsi disparaître dans les deux ans.
Un gros nuage qui planait au-dessus de Swissinfo se dissipe. Ce mercredi, le Conseil national a refusé par 104 voix contre 84 de supprimer le financement fédéral pour l’offre de la SSR destinée à l’étranger. Lors de la session d’hiver, le Conseil des États avait déjà refusé cette mesure qui fait partie du programme d’allègement budgétaire 2027.
Le paquet d’allègement prévoyait de supprimer le budget annuel de 19 millions de francs qui sert à financer le mandat de la SSR à destination de l’étranger. Cette mesure touchait non seulement Swissinfo, financé pour moitié par le budget fédéral et pour moitié par la SSR, mais aussi la contribution à TV5Monde (francophonie), tvsvizzera.it (Italie) et 3sat (chaîne culturelle commune des télévisions publiques germanophones). Par ailleurs, le Conseil national a également refusé de couper dans l’aide indirecte à la presse, qui comprend la distribution des journaux.
Au mois de décembre, le Syndicat des médias SSM et diverses organisations, dont l’Organisation des Suisses de l’étranger, avaient déposé au Parlement une pétition munie de plus de 17’000 signatures. Celle-ci exhortait les parlementaires à refuser cette coupe en soulignant que «la Suisse a besoin d’une voix forte à l’international».
Toutes les menaces qui planent sur les médias publics ne sont pas encore écartées. Ce dimanche, le peuple se prononce sur l’initiative populaire «200 francs, ça suffit!» qui propose de réduire la redevance radio‑TV de 335 à 200 francs par an pour les ménages et d’exonérer totalement les entreprises. Selon le dernier sondage diffusé la semaine dernière, cette proposition serait refusée à 54%.
La Suisse est l’un des pays où l’on paye le plus pour le secteur de la santé. Mais on peut se consoler – un peu – en sachant que le système est performant. La Suisse occupe ainsi une position particulièrement forte dans le dernier classement des meilleurs hôpitaux dans le monde publié par le magazine américain Newsweek et l’institut Statista.
Le World’s Best Hospitals 2026 a classé 2530 hôpitaux dans 32 pays. Ce classement se base principalement sur des recommandations de professionnels de la santé, d’indicateurs de qualité et de sécurité hospitalière ainsi que sur l’expérience rapportée par les patients (PROMs).
Trois hôpitaux nord-américains occupent le podium: la Mayo Clinic de Rochester, suivie du Toronto General Hospital et la Cleveland Clinic. Meilleur établissement suisse, l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) se classe au 9ᵉ rang, confirmant son statut d’acteur médical de premier plan grâce à la qualité de ses soins, son excellence en recherche clinique et ses performances en sécurité des patients.
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) réalisent la progression la plus spectaculaire du classement, passant de la 53ᵉ à la 19ᵉ place mondiale. De manière générale, les 33 hôpitaux et cliniques suisses pris en compte dans le classement affichent de bons résultats avec des écarts de performances relativement faibles, ce qui reflète un niveau de qualité très homogène en Suisse.
On en sait un peu plus sur les nouveaux billets de banque helvétiques. La Banque nationale suisse a dévoilé ce mercredi le résultat de son grand concours de graphisme destiné à définir la prochaine série de billets. Le mandat a été attribué à l’agence valdo-bernoise Emphase, dont le projet a obtenu le meilleur score au cours d’un processus d’évaluation en plusieurs étapes incluant plus de 300 propositions.
La nouvelle série de billets de banque a pour thème «La Suisse et ses altitudes». Selon la BNS, elle rend hommage à la topographie unique du pays, du Jura au Plateau et aux Alpes, illustrant sa diversité. Le design n’est toutefois pas définitif et pourra encore évoluer. Les deux lauréats du concours, Fabienne Kilchör et Sébastien Fasel, devront encore collaborer avec la BNS, notamment pour intégrer des éléments de sécurité.
La future série – la 10ᵉ série de billets suisses – ne sera pas mise en circulation avant le début des années 2030, au plus tôt. En attendant, les douze concepts finalistes sont exposés au Forum de la BNS à Zurich, permettant au public de découvrir les multiples propositions qui ont nourri ce concours très suivi.
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