Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
L’être humain est reparti à destination de la Lune pour la première fois depuis plus de 50 ans, dans le cadre d’une mission qui comporte aussi une touche suisse.
Fait intéressant: la part de la population helvétique qui se souvient bien de la dernière expédition lunaire, en 1972, dépasse désormais en nombre celle des personnes qui n’ont jamais eu besoin d’utiliser un annuaire téléphonique papier.
Je vous souhaite de passer une agréable période pascale et, bien entendu, une excellente lecture!
Pour la première fois, la population résidante permanente en Suisse âgée de plus de 65 ans est plus nombreuse que celle de moins de 20 ans.
Plus précisément, la tranche la plus âgée de la population compte 1’811’000 personnes, contre 1’802’000 pour la tranche la plus jeune, indique l’Office fédéral de la statistique (OFS). Les deux groupes représentent chacun environ 20% de la population résidante totale. Les données se réfèrent à la fin de l’année 2025, lorsque le pays comptait 9’124’300 habitants, soit 73’300 de plus qu’un an auparavant, une hausse de 0,8%.
Le nombre de naissances continue de reculer, mais de manière moins marquée (–0,5% en 2025, contre –2,2% en 2024), avec 77’900 nouveau-nés et un nombre moyen d’enfants par femme de 1,28. La mortalité, en revanche, demeure stable, avec 71’700 décès enregistrés l’an dernier.
L’espérance de vie à la naissance a augmenté de 0,4 an pour les femmes et de 0,3 an pour les hommes et a ainsi atteint, en 2025, 86,3 ans pour les premières et 82,7 ans pour les seconds, indique encore l’OFS.
À 00h35 (heure suisse), plus d’un demi‑siècle après la dernière mission habitée vers la Lune (Apollo 17, en 1972), des êtres humains ont repris la route de la Lune. La mission Artemis 2 emmènera son équipage à 370’000 kilomètres de la Terre, soit environ 7500 kilomètres au‑delà de la face cachée de notre satellite. Cette prouesse est rendue possible, en partie, grâce à des technologies suisses.
Artemis 2 est considérée comme une étape clef en vue d’un véritable alunissage, prévu lors de la future mission Artemis 4. Elle doit notamment tester le vaisseau spatial Orion de la NASA ainsi que le module de service européen (ESM), qui fournit à Orion des systèmes essentiels de propulsion, d’énergie, de régulation thermique et de support de vie.
Des entreprises suisses ont apporté plusieurs contributions importantes à l’ESM. «L’entreprise Beyond Gravity a développé et construit la mécanique, tandis que Thales Alenia Space Schweiz a fourni l’électronique des moteurs de propulsion qui contrôlent les quatre panneaux solaires», a expliqué Martin Fischer, porte‑parole du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), au Tages‑Anzeiger.
L’essor des grands modèles de langage (LLM), tels que ChatGPT ou Google Gemini, a largement contribué à populariser l’intelligence artificielle et la Suisse ne fait pas exception. En effet, 76% de la population suisse a déjà utilisé des outils d’intelligence artificielle, selon une enquête de Comparis.
Cette proportion a fortement augmenté ces dernières années. Elle se situait à un peu moins de 50% en 2024, avant de grimper à 62,4% en 2025. Certaines catégories de la population se montrent nettement plus enclines à recourir à l’IA: la part d’utilisateurs atteint 90,1% chez les 18‑35 ans, 81,6% chez les 36‑55 ans, et 52,1% parmi les personnes âgées de 56 ans ou plus.
Au travail, 31,4% des sondés disent utiliser quotidiennement des LLM, par exemple pour résumer ou rédiger des textes, contre 26,6% en 2025. La place désormais occupée par ces outils particulièrement puissants dans les habitudes se reflète aussi dans le degré de tolérance: 62,9% des personnes interrogées déclarent accepter moins facilement les erreurs d’un LLM que celles d’un interlocuteur humain.
Le chef du Département fédéral de la défense Martin Pfister a déclaré que la Suisse pourrait décider de renoncer à l’achat du système de défense aérienne Patriot auprès des États‑Unis. En raison des retards de livraison, les paiements avaient déjà été suspendus à l’automne.
Cette dernière mesure de pression s’est toutefois révélée inefficace: Washington a redirigé vers le programme Patriot les fonds que la Confédération avait déjà versés pour les avions de combat F‑35, comme l’a révélé SRF la semaine dernière.
«Renoncer reste toujours une option en cas de retard», a indiqué Martin Pfister. «Nous partons toujours du principe que la livraison aura lieu, mais nous ne savons pas quand.» Le blocage des versements pour le système de défense sol‑air demeure en vigueur, tandis que ceux liés aux F‑35 se poursuivent, a précisé le Département fédéral de la défense (DDPS). «Pour la sécurité et la défense de la Suisse, il est essentiel que […] l’acquisition des F‑35A ne soit pas compromise par les décisions prises concernant le système Patriot», écrit le DDPS.
Washington a annoncé qu’elle informerait la Suisse dans les prochaines semaines de l’état d’avancement du dossier, des délais de livraison, des coûts ainsi que des conséquences d’une éventuelle interruption, a indiqué le DDPS. Une recommandation concernant cette affaire doit être soumise au Conseil fédéral «d’ici à la fin juin 2026».
Texte traduit de l’italien/op
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