Climat: l’ONU approuve une résolution sur les espaces maritimes
Les Nations unies ont approuvé à l'unanimité une résolution pour délimiter les espaces maritimes des pays face à la montée du niveau de la mer, une menace existentielle pour les nations insulaires qui subissent la fonte des glaces et le réchauffement des océans.
(Keystone-ATS) En 2024, le niveau moyen des mers a augmenté de près de 6 millimètres, la hausse annuelle la plus importante jamais enregistrée. Il devrait monter d’un mètre voire plus d’ici la fin du siècle si aucune mesure drastique n’est prise.
La déclaration affirme que les espaces maritimes contrôlés par les pays restent en place même si les côtes reculent, et que «une fois qu’un Etat est établi, la disparition de l’un de ses éléments constitutifs n’entraîne pas nécessairement la perte de sa qualité d’Etat».
«Pour des Etats qui sont littéralement définis par l’océan autour de nous, l’impact de la hausse du niveau de la mer va changer nos vies», a affirmé le président de l’archipel des Palaos Surangel Whipps Jr., qui s’exprimait au nom de l’alliance des petits Etats insulaires.
«La hausse du niveau de la mer se compte en millimètres, mais son bilan se compte en millions de vies brisées, communautés déracinées et avenirs volés», a soutenu le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
«Nous ne pouvons permettre que des pays et des cultures disparaissent sous les flots, ni laisser les aspirations de milliards de personnes sombrer au fond de l’eau», a-t-il encore martelé.
Même de faibles augmentations du niveau de la mer présentent des risques graves, a expliqué Tom Mortlock, analyste principal en recherche sur les catastrophes chez Aon. Une hausse d’un centimètre du niveau de la mer correspond à un retrait d’un mètre de côte.
Les prévisions montrent que les inondations qui peuvent survenir une fois tous les 50 ans avec les niveaux de la mer actuels pourraient revenir tous les trois à quatre ans si ces niveaux augmentaient de cinquante centimètres.
Les solutions naturelles, comme les mangroves, «peuvent réduire les risquent côtiers, mais elles permettent aussi de s’attaquer au problème central que nous pose le changement climatique, à savoir la séquestration et l’atténuation du carbone», rappelle Tom Mortlock.