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Fribourg, le palmarès

Fin du Festival international de films de Fribourg, consacré aux «films du Sud». Cette 14e édition s'est terminée dimanche soir par l'annonce d'un palmarès où l'Asie et l'Amérique latine sont particulièrement à l'honneur.

Fin du Festival international de films de Fribourg, consacré aux «films du Sud». Cette 14e édition s’est terminée dimanche soir par l’annonce d’un palmarès où l’Asie et l’Amérique latine sont particulièrement à l’honneur.

«Le regard d’or», soit le grand prix du Festival, doté de 25’000 francs, est allé à «L’Oiseau qui s’arrête dans les airs», le premier film du réalisateur sud-coréen Jeon Soo-il, une méditation sur le cinéma et la vie, la dureté du quotidien et la puissance de l’idéal. A noter que cette année, le jury international était présidé par le théologien brésilien Leonardo Boff.

Mais c’est le cinéma latino-américain qui a particulièrement été reconnu par les différents jury siégant à Fribourg. Ainsi, l’Argentin Pablo Trapero empoche quatre distinctions pour «Un monde de grues», son premier film également, qui sur fond de rock n’roll et dans une ambiance tragi-comique, évoque la vie quotidienne d’un ouvrier et ses relations avec son fils. «Un monde de grues» reçoit du jury international le prix du meilleur scénario, ainsi que le prix du jury de la Fédération internationale de la presse cinématographique, le prix du jury oecuménique et celui de la Fédération internationale des ciné-clubs. Joli score.

Quant au prix des jeunes, il a été décerné à un autre film argentin, le superbe «Yepeto» d’Eduardo Calcagno. Un long-métrage qui mêle habilement le sérieux et l’humour, grâce notamment au formidable appétit de vivre du personnage principal, un professeur de littérature quinquagénaire interprété par Ulises Dumont.

Enfin, c’est la première fois qu’était décerné à Fribourg un «Prix du jury de la presse politique», qui récompense «le réalisateur qui est resté le plus proche de la réalité de son pays», selon le directeur Martial Knaebel. Ce prix est allé à «Patio 29. Histoires de silences», un documentaire du Chilien Esteban Larrain qui évoque les disparitions de citoyens lors de la prise du pouvoir par Pinochet…

Le jury a cru bon de préciser que, «contrairement aux apparences, il n’a pas tenu compte de l’actualité» dans son choix. Surprenant… Peut-on vraiment décerner un prix «politique» et ne pas tenir compte de l’actualité qui nous imprègne?

Bernard Léchot

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