Lausanne s’éveille au printemps de la danse
Place aux très jeunes chorégraphes dans la 2e édition du festival de danse des Printemps de Sévelin, à Lausanne, dès samedi. Grâce notamment au danseur de renom, le Suisse Jean-Marc Heim.
La particularité de ce festival? De très jeunes danseurs engagés à la recette. Néanmoins, le Théâtre lausannois de Sévelin 36 leur offre le plateau, deux techniciens et la prise en charge de la promotion de leur spectacle.
Le programme? Il s’échelonne sur six week-ends, du 3 mars au 8 avril. Huit spectacles de jeunes créateurs, suisses et étrangers, doivent se produire sur la scène du théâtre Sévelin 36.
En effet, l’artiste Jean-Marc Heim, 37 ans, songe à la relève potentielle dans la danse. Son concept des Studios-Perfos, à Lausanne, sert à de jeunes compagnies – de Lausanne, de Suisse et même d’Europe – à créer puis répéter leur spectacle. Afin de pouvoir ensuite le présenter en public. Comme les 9, 10 et 11 mars, aux Printemps de Sévelin.
En tant que danseur, Jean-Marc Heim participe également à une lecture chorégraphiée de la Shoah imaginée par l’homme de théâtre romand, Jacques Gardel, dans «Le Retour de la maison des morts», les 16, 17 et 18 mars.
«Dans ce spectacle, explique le chorégraphe lausannois, je symbolise la culture qui, dans la grande Allemagne des années 1930-40, n’a manifestement pas été un rempart contre la barbarie nazie». Jean-Marc Heim y apparaît en danseur vêtu d’un tutu (culture décadente).
Jean-Marc Heim, «Un homme vide»? Certainement pas! Même si c’est de la sorte qu’il a intitulé son spectacle solo. Un spectacle qui regroupe des séquences de plusieurs chorégraphes étrangers. Et que Jean-Marc Heim se plaît à lier avec la distance humoristique nécessaire (on le revoit en tutu). «Vide intérieur que l’on gère trop souvent par un remplissage excessif», commente le danseur suisse.
Toujours est-il que M. Heim danse les 2, 3 et 4 mars, en ouverture du festival. Histoire de partager avec le public ces questions existentielles. «C’est ma quête d’amour et de vérité, s’enflamme le chorégraphe lausannois, ma quête du sens et du savoir. Comme un voyageur confronté à des cultures différentes qui le révèlent à lui-même».
Enfin, nous ne pouvons passer sous silence que Michel Bettex orchestre pour la dernière fois Les Printemps de Sévelin. L’an prochain, il sera remplacé par Philippe Saire, lui aussi danseur et chorégraphe lausannois bien connu du milieu de la danse romande.
Emmanuel Manzi
Les spectacles ont lieu à 20h30 le vendredi et le samedi. A 18h le dimanche.
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