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Le Roi Jean-Luc

swissinfo / SRI : Marcella Bideau Salivarova et René Charlet entourant le récitant Jean-Luc Bideau swissinfo.ch

A l'affiche de Paléo ce samedi: Henri Salvador ou Kool & The Gang, mais aussi... «Le Roi David», d'Arthur Honegger et René Morax, interprété par le coeur et l'ensemble Pro Arte dirigé par André Charlet, avec pour récitant un certain Jean-Luc Bideau.

En 1921, il s’agit de rouvrir le Théâtre du Jorat, à Mézières, la fameuse «grange sublime», après une pause de plusieurs années due à la guerre. Mais pas avec n’importe quelle œuvre. L’âme des lieux, René Morax, pense à un oratorio biblique. Il écrit le «Roi David» et s’enquiert d’un compositeur.

Le combat entre la force et la faiblesse

C’est Ernest Ansermet et Igor Stravinski qui vont lui parler d’un jeune Suisse peu connu, qui vit en France, Arthur Honegger. Et le 11 juin 1921 a lieu, à Mézières, la première du «Roi David». Succès immédiat, l’œuvre fut à l’origine de la popularité internationale d’Honegger. On la joue aujourd’hui dans plus de vingt langues…

«C’est le combat entre la force et la faiblesse. Il y a beaucoup de jalousies, dans cette histoire. David est jalousé par Saül, Dieu est jaloux des hommes, qu’il empêche de prendre des initiatives. Et puis il y a la question du peuple hébreu, qui, à la différence des autres peuples, n’a pas de chef. Ils ont Dieu, qui n’est pas présent, et ils voudraient un roi», commente Marcella Bideau-Salivarova, qui, comme souvent, dirige son mari pour l’occasion.

Un texte qui n’a rien de moderne

Depuis une dizaine d’années, le Paléo Festival a introduit un concert de musique classique dans sa programmation, d’abord sous le chapiteau, puis sur la grande scène. On se souvient des «Quatre Saisons» de Vivaldi, du Requiem de Mozart, du tonitruant Carmina Burana de Karl Orff.

Bref, des «incontournables» du répertoire classique. Mais comment passera «Le Roi David» auprès du public? Car si la musique d’Honegger a gardé toute sa force et son inventivité, il en va tout autrement de l’écriture de Morax: «L’éternel est mon berger, je ne suis que son agneau, conduis-moi par tes sentiers, au vallon des fraîches eaux » chante le jeune David…

«Un texte qui n’a rien de moderne», concède René Charlet. «Aucune émotion», ajoute Marcella. Alors, que compte faire Jean-Luc Bideau avec son récitant, ce personnage qui nous raconte la saga de David : «Je vais essayer de lui donner une humanité, une vie, pas qu’il soit simplement un passage entre un morceau de musique et un autre. Je n’aimerais pas qu’il soit juste une ponctuation».

«C’était le temps où Jehova parlait à son peuple Israël par la bouche des prophètes… » Tels seront les premiers mots de Jean-Luc Bideau, samedi à Paléo.

Bernard Léchot

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