Quatre jours de musique branchée à Aventicum
Alémaniques comme Romands affluent nombreux au Festival Rock Oz'Arènes d'Avenches.
La 11e édition reste très rock, mais n’exclut nullement les musiques électroniques et festives.
Nouveauté? La 11e édition introduit une quatrième soirée. Conséquence: le budget du festival a grossi de 1,2 à 1,6 million de francs.
«Ce qui nous permettra de mieux amortir le coût des infrastructures», explique Valentine Jaquier, porte-parole du festival.
En fait, la manifestation s’allonge en débutant mercredi déjà. En l’occurrence, avec l’immense rocker anglais Joe Cocker.
En ouverture de cette légende vivante, Beverly Jo Scott remplace au pied levé Popa Chubby, victime d’un accident de voiture.
Cette Américaine établie en Belgique a une voix magnifique. Son style oscille entre blues rock et gospel.
Rock très prisé
Jeudi est par excellence une soirée de rock très pointu, «metal et pêchu», avec les Anglais de Muse et les Américains Incubus, en exclusivité helvétique. Auxquels il faut ajouter le punk rock de leurs compatriotes Jimmy Eat World.
La soirée de jeudi affiche complète. «C’est dire à quel point le genre de rock que nous avons programmé et qui passe notamment sur Couleur 3 marche fort actuellement sur la scène internationale», note Valentine Jaquier.
Les arènes d’Avenches peuvent accueillir 8000 spectateurs au maximum par soir. «Nous aimons garder cette dimension encore humaine».
Techno dance
Place à la musique électronique vendredi. Avec notamment Faithless et ses deux leaders, le rappeur noir Maxi Jazz et la plus grande DJ de house d’Angleterre, Sister Bliss.
Le festival se termine samedi en poésie rock de qualité, avec l’une des plus marquantes chanteuses anglo-saxonnes de tous les temps, Patty Smith, et le non moins excellent «Tom Waits belge», Arno.
Enfin, quoi de plus fou que de danser de la «salsa nucléaire» sous la voûte étoilée avec Orishas, de la Havane, pour clore la manifestation.
Artistes helvétiques
Des quatre coins de Suisse, les artistes du pays occupent, eux, la scène du Casino. Ils se produisent de jeudi à samedi.
De la fanfare macabre genevoise des Dead Brothers à la pop lumineuse des Jurassiens de Magicrays. Du rock’n’roll lausannois de Houston Swing Engine au rockabilly zurichois de Hillbilly Moon Explosion.
Ou encore de la pop bâloise de Whysome au rock valaisan de Staff, jusqu’à la Tulipe fribourgeoise, style Placebo. En passant par le reggae des Neuchâtelois des Mad Lighters, pour le final de samedi.
Gladiateurs d’aujourd’hui
Présentateur des festivités: Jacky Lagger. Entre les concerts, un écran géant opère une rétrospective des performances des éditions 2000 et 2001. Et un journal du festival paraît chaque jour.
Mais la force première du festival reste la magie de ses ruines romaines. «A l’époque, c’était les gladiateurs qui étaient dans l’arène», sourit Valentine Jaquier, «aujourd’hui, ce sont les rock stars».
swissinfo/Emmanuel Manzi
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