Affaire Bellasi : le chef de l’Etat-Major général réagit
Le chef de l'Etat-Major général a réagi mardi dans l'affaire B.. En répondant par voie de presse à la version des faits avancée lundi par l'avocat du principal inculpé. En un mot, la hiérarchie militaire suisse nie toute implication dans ce scandale...
Le chef de l’Etat-Major général, Hans-Ulrich Scherrer (photo), a réagi mardi dans l’affaire Bellasi. En répondant par voie de presse à la version des faits avancée lundi par l’avocat du principal inculpé. En un mot, la hiérarchie militaire suisse nie toute implication dans ce scandale…
Le patron de l’armée suisse, le responsable direct des services de renseignements, était resté silencieux jusque-là. C’est donc dans une interview au quotidien alémanique Blick qu’il a lancé sa contre-offensive. Et de un : le divisionnaire Scherrer renouvelle sa confiance à l’égard du chef des services secrets, Peter Regli, suspendu dimanche par le ministre de la Défense, Adolf Ogi. Et de deux : le chef de l’EMG accuse Dino B. de vouloir faire porter le chapeau à d’autres, pour sa propre défense.
Dino B., c’est le personnage principal de cette affaire, ancien comptable des services secrets, arrêté il y a une dizaine de jours pour détournement de fonds. La semaine passée, les enquêteurs ont découvert en outre une cache d’armes, constituée par le même Dino B.. Sa ligne de défense est claire : c’est son supérieur, le divisionnaire Regli, qui l’aurait chargé de créer une nouvelle cellule secrète, l’argent détourné devant servir à la financer.
Bien sûr, c’est maintenant à la justice d’établir les faits. Mais le dossier est déjà devenu brûlant, politiquement. On se déchire : les socialistes et les verts ont réclamé une commission d’enquête parlementaire. Certains, à gauche, se posent même la question d’une suppression, pure et simple, des services secrets. Des services qui ne pourront en tout cas pas faire l’économie d’une profonde réorganisation, suite à cette affaire.
Pierre Gobet
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