Cybercriminalité: le G8 désarmé
Les représentants des pays du G8 se penchent, à Paris, sur la cybercriminalité. Un sommet exceptionnel de trois jours, dont beaucoup craignent qu'il ne débouche, dans un premier temps, sur un aveu d'impuissance.
Un chiffre pour résumer l’enjeu: en 2004, selon les statistiques des Nations unies, près de 6 800 milliards de dollars seront dépensés chaque année dans le cybercommerce. Soit une augmentation de 1000 pour cent par rapport à la situation actuelle.
Une véritable aubaine pour les milliers d’entrepreneurs à la tête des start-up qui défraient aujourd’hui la chronique sur les grandes places boursières. Mais aussi un véritable casse-tête en perspective pour tous ceux – policiers, douaniers, magistrats – en charge de faire respecter l’ordre et les lois sur les autoroutes de l’information.
Car l’Internet est d’abord, et surtout, un formidable moyen à la disposition des mafieux de tous bords. Vitrine potentielle pour les groupes extrémistes, canal privilégié d’accès à des sources d’information normalement protégées, vecteur avantageux de transactions illégales.
Le défi posé par le réseau des réseaux est à la hauteur des espérances qu’il suscite. Or, force est de constater que les pays les plus riches représentés au sein du G8 ne sont pas aujourd’hui préparés à en affronter les conséquences. Leur police reste sous équipée. Et leur arsenal juridique ligote plus les forces de l’ordre que les pirates. C’est donc moins un sommet des solutions, qu’une conférence pour faire l’inventaire des problèmes liés à l’Internet, qui vient de s’ouvrir à Paris.
Richard Werli, Paris
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