Cyclisme: Cipollini fidèle à son rendez-vous avec le Tour de Romandie
Au Bouveret, le "Beau Mario" s'est imposé au sprint. Mais le Canadien Dominique Perras a monopolisé l'attention restant seul en tête durant 120 kilomètres. Les sprinters et le vent lui ont mené la vie dure.
Mario Cipollini n’a pas manqué son premier rendez-vous avec le Tour de Romandie: au terme de la première étape Locarno – Le Bouveret (225 kilomètres), il s’est imposé au sprint réglant le sort de son compatriote Guidi, du Danois Braikia, du Suisse Markus Zberg, du Français Ledanois et dans leurs roues tous les favoris, dont les Suisses.
Un sprint qui s’est disputé au terme d’un final tortueux, ponctué de deux ou trois virages difficiles à négocier pour un peloton lancé à70 kilomètres/heure. Qui plus est, à 250 mètres de l’arrivée, un virage à angle droit… Ce qui a fait dire à Mario Cipollini: «Au Tour de Romandie, l’organisation est excellente. Toutefois, on ne doit pas jouer avec la santé des coureurs…». Un discours que le «Beau Mario» a déjà tenu par le passé. Pour preuve: l’Italien Martinello, a pris une dérivation. Martinello le «poisson pilote» du Hollandais Blijlevens qu’il a emmené dans sa roue… Le sprinter Néerlandais a donc raté son premier rendez-vous avec Cipollini.
L’étape a été marquée par le passage des Centovalli avant de plonger sur Domodossola et d’aborder le Simplon au sommet duquel le Canadien Perras est passé seul en tête. Poursuivant son effort, il n’a été repris qu’après une échappée de 120 kilomètres. Et il a même porté son avance à près de huit minutes. Insuffisant!
Le équipes des sprinters ayant décidé que la «plaisanterie» suffisait sont montés en tête du peloton. De plus, le fort vent de face a contribué, après plus de 120 kilomètres d’échappée, à la perte du Canadien. Seule consolation: il repartira ce jeudi vêtu du maillot de meilleur grimpeur.
Quant à l’Italien Salvodelli, il est toujours en vert pour aborder cette étape du Jura (Montreux – La Chaux-cde-Fonds, 166 kilomètres). «L’étape du Jura a toujours été une étape piège», relève Pascal Richard, le champion olympique, rassuré sur sa forme après un accident à l’entraînement début avril.
Pierre-Henri Bonvin
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