L’instauration d’une alerte enlèvement se rapproche
Un système d'alerte enlèvement pour les mineurs devrait être mis sur pied d'ici la fin de l'année au niveau national. La pression politique a porté ses fruits. Confédération et cantons vont élaborer une convention pour pouvoir agir au plus vite.
La Conférence des directeurs cantonaux de justice et police planchait sur le dossier et entendait poursuivre ses travaux l’an prochain. Mais la pression des parlements fédéraux et cantonaux ainsi que l’affaire du meurtre d’une adolescente fribourgeoise en Argovie lui ont fait presser le pas.
«Nous avons pris conscience de la nécessité d’agir vite, s’il le faut au niveau national», a annoncé la politicienne vaudoise Jacqueline De Quattro jeudi devant la presse. Il y a des situations où il faut trouver un consensus pour passer outre les difficultés liées au fédéralisme.
Lors de leurs discussions avec la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, les ministres cantonaux ont été unanimes à soutenir l’idée d’une convention entre la Confédération et les cantons. Cette solution a l’avantage de permettre d’agir plus vite que s’il fallait créer une loi au niveau fédéral, selon Jacqueline De Quattro.
Il s’agit désormais de régler les détails du système d’alerte. Inspiré des modèles français, américain et canadien, il devrait dans un premier temps se concentrer uniquement sur les enlèvements et non sur les simples disparitions. Il concernerait tous les mineurs et pas seulement les enfants.
swissinfo et les agences
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