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Services de renseignements: Hans-Ulrich Scherrer soutient le système de milice

Les miliciens actifs dans le Groupe des renseignements stratégiques ne sont pas des espions. Mais pour le chef de l’Etat-major général, Hans-Ulrich Scherrer, leur travail d’analyse est indispensable au pays.

Les miliciens actifs dans le Groupe des renseignements stratégiques ne sont pas des espions. Mais pour le chef de l’Etat-major général, Hans-Ulrich Scherrer (photo), leur travail d’analyse est indispensable au pays.

Le commandant de Corps Scherrer soutient ardemment l’emploi de miliciens. «Les services de renseignements étrangers envient la Suisse», a-t-il déclaré à la presse réunie vendredi à Berne.

Les hommes qui servent dans le Groupe de renseignements stratégiques analysent les différents dangers qui pourraient constituer une menace pour la Suisse, comme le piratage informatique, le trafic de drogue ou encore le terrorisme. Ils remettent ensuite leur rapport aux autorités.

L’avantage d’utiliser des miliciens est double. D’une part, leurs connaissances professionnelles sont précieuses pour un travail d’analyse. D’autre part, le système tient compte des ressources personnelles et financières de la Suisse.

«Mais les miliciens ne sont ni des espions ni des fouineurs», a toutefois tenu à préciser Hans-Ulrich Scherrer. Ils se contentent d’analyser; la Suisse ne pratique pas la recherche active de renseignements à l’étranger.

Suite à l’affaire Bellasi, l’ancien secrétaire d’Etat Edouard Brunner avait, dans un rapport, recommandé une professionnalisation des services de renseignements. Il avait également préconisé que ceux-ci soient placés sous une responsabilité politique et non plus militaire.

Hans-Ulrich Scherrer a déclaré ne pas s’opposer aux propositions d’Edouard Brunner pour réformer ces services. Il est d’ailleurs en train d’analyser le contenu du rapport pour le compte du conseiller fédéral Adolf Ogi, ministre de la Défense.

En s’exprimant publiquement, ce vendredi, le chef de l’Etat-major général a toutefois voulu faire le point sur les activités des services de renseignements, afin de ne plus entendre parler d’espions amateurs. Quant à l’avenir de ces services, la décision est de toute façon politique, a-t-il conclu.

Olivier Pauchard

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