Tour de France: le Suisse Montgomery dans le coup
A la veille de la grande étape cycliste des Alpes, mardi, un premier bilan s'impose dans ce Tour de France. Une "Grande Boucle" dans laquelle trois Suisses tentent de faire leur place. Pour l'heure, seul le Bernois Sven Montgomery est dans ses marques.
Mardi, le Tour de France sera à l’Alpe d’Huez, premier grand rendez-vous avec la montagne. Le premier grand rendez-vous pour Lance Armstrong et Jan Ullrich, désormais unis dans leur suffisance. Celle d’avoir laissé partir ce qui sera désormais le «groupe des 14».
Dans la tourmente de ce tour à l’ancienne, trois Suisses sont impliqués: le Bernois Sven Montgomery, le Lucernois Daniel Schnider et le jeune Tessinois Rubens Bertogliati, 21 ans, l’un des deux benjamins du tour avec le Français Sylvain Chavanel.
A l’heure du premier bilan, seul Montgomery est dans ses marques; son retard sur les Ullrich et autre Armstrong entre dans la marge prévue.
Le Bernois émet un seul regret: cette minute perdue dans le contre-la-montre par équipes à Bar-le-Duc. Lorsque Casper a été victime d’une crevaison. Nous avons été perturbés. Il nous a fallu du temps pour retrouver notre rythme et notre cohésion. Pour le reste, la santé est bonne. J’attends avec impatience le retour du soleil et cette étape de l’Alpe d’Huez».
Commentateur à la TV alémanique, Jean-Claude Leclercq, l’entraîneur national affirme: «Je trouve Sven très confiant, très motivé».
Pour sa part, Daniel Schnider a connu un début difficile. «Les jambes ne suivaient pas», explique le Bernois. Quant à Bertogliati, il poursuit son apprentissage. «Comme d’autres, j’ai connu une journée noire dans l’étape de Verdun. J’ai eu de la peine à récupérer des efforts des premiers jours. De plus, au cours de la nuit précédant l’étape, j’avais un début de mal de gorge. Je craignais d’avoir contracté une angine».
Ensuite, le Tessinois a fait part de ses craintes avant la grande étape alpine de mardi. Une étape au cours de laquelle, l’Espagnol de Moudon, Daniel Atienza, espère se refaire. «J’ai payé mon dû aux chutes: trois. Depuis le départ de Dunkerque, la moyenne du peloton est de deux par coureurs. Les ronds- points, les îlots, les motos qui remontent sans cesse le peloton n’y sont pas étrangers. De plus, tout le monde veut être devant».
A la suite de sa première chute, la Faculté avait craint une fracture du coccyx. «Tout est rentré dans l’ordre. Il me reste maintenant à me mettre en évidence sur mon terrain de prédilection: la montagne. Mon retard au classement général pourrait me faciliter la tâche».
Rappelons que la 8e étape «Colmar-Pontarlier» sur 223 km a été remportée par le Neerlandais Erik Dekker. Alors qu’au classement général, l’Australien Stuart O’Grady a réussi à reprendre le maillot jaune de leader à l’Allemand Voigt.
Pierre-Henri Bonvin, Pontarlier.
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