Fin de visite pour Joseph Deiss au Moyen-Orient
Le ministre suisse de l'Economie a mené d'importantes discussions au Koweït et en Arabie Saoudite où il a signé un accord de protection des investissements.
La Suisse aimerait profiter des opportunités offertes par l’économie d’Arabie Saoudite et de la fin des restrictions imposées aux investisseurs étrangers au Koweït.
Premier membre du gouvernement suisse à effectuer une visite au niveau gouvernemental au Koweït, Joseph Deiss a mené d’importantes discussions avec les responsables de cette monarchie du Golf au dernier jour de son voyage au Moyen-Orient.
Avec cette visite à Koweït-City, le ministre suisse a comblé une importante lacune. Car jusqu’ici, les contacts ministériels entre la Suisse et la monarchie koweïtienne étaient quasi inexistants.
«L’un des résultats les plus tangibles du rapprochement entre la Suisse et le Koweït passera par l’ouverture d’une ambassade du Koweït à Berne. Ce devrait être chose fait d’ici au mois de septembre», s’est réjouit le conseiller fédéral.
Un important potentiel de développement
Lundi, ce dernier a notamment été reçu par l’émir, le prince héritier Nawaf Al-Ahmed Al-Jaber Al Sabah, et le Premier ministre, le cheikh Nasser Mohammed Al-Ahmed Al-Sabah. Les discussions se sont déroulées au palais Al-Seif, siège du pouvoir.
A l’heure actuelle, le Koweït n’est pas un marché très conséquent pour la Suisse. Mais le potentiel de développement est important et les dernières restrictions qui empêchaient les entreprises étrangères d’être à 100% propriétaires de leur affaire seront levées dans une dizaine de jours.
Saisissant l’occasion de ses multiples entrevues, Joseph Deiss a également plaidé en faveur d’un accord de libre-échange entre l’Association européenne de libre-échange (AELE) et le Conseil de coopération du Golfe (GCC).
Le message a été reçu cinq sur cinq et les négociations entre le GCC et l’AELE, dont la Suisse est membre, doivent débuter en juin.
Un accord avec l’Arabie Saoudite
Avant cette étape koweïtienne, Joseph Deiss avait fait escale en Arabie Saoudite pour y signer un important accord de protection réciproque des investissements entre la Suisse et le royaume wahhabite.
Ryad était jusqu’ici l’un des seuls importants partenaires économiques de la Suisse à ne pas avoir passé un tel accord avec Berne.
L’accord a été paraphé par le chef du Département fédéral de l’économie (DFE) ainsi que le ministre Amr Abdullah Al-Dabbagh, gouverneur de l’Autorité générale d’Arabie saoudite pour les investissements (Sagia).
Ce renforcement des garanties juridiques ne peut qu’être profitable aux sociétés helvétiques. Ces dernières se pressent toujours plus au portillon dans la péninsule, tentant de récolter une partie des retombées de la très forte croissance qui caractérise l’Arabie Saoudite (6,5% de croissance en 2005) ainsi que les autres pétro-monarchies du Golfe.
Les entreprises suisses sont déjà le 10e investisseur dans le pays. Elles y ont fondé une cinquantaine de joint-ventures. A noter que l’Arabie Saoudite est membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis le mois de décembre 2005.
swissinfo et les agences
Les pétrodollars ont fait bondir la croissance des monarchies du Golfe et nombre de sociétés suisses tentent d’y décrocher des contrats.
A côté des multinationales implantées de longue date, comme ABB ou la SGS, les PME tentent toujours davantage leur chance.
Les entreprises suisses sont par exemple le 10e investisseur en Arabie Saoudite. Elles y ont fondé une cinquantaine de joint-ventures.
Le Koweït est le 6e partenaire commercial de la Suisse au Moyen-Orient.
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