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Le conflit dans la construction se durcit

La médiation dans le secteur du bâtiment: une construction difficile.

(Keystone Archive)

La Société suisse des entrepreneurs (SSE) estime que les syndicats sont responsables de l'interruption du processus de médiation.

En raison de la grève annoncée pour mercredi prochain sur le chantier des Nouvelles lignes ferroviaires alpines, l'organisation patronale refuse de poursuivre les discussions. Les syndicats lui renvoient ses accusations.

Lundi, les entrepreneurs helvétiques sont montés au front dans le conflit autour de la convention collective nationale de travail pour le secteur de la construction.

La Société suisse des entrepreneurs (SSE) a accusé le syndicat Unia d'avoir rompu la procédure de conciliation, de temporiser et de se livrer à un chantage.

Pour expliquer sa position, la SSE a organisé une conférence de presse à Zurich. Son président Werner Messmer y a déclaré que les syndicats ont annoncé une grève sur le chantier des Nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA) à Sedrun, dans les Grisons, vendredi dernier, au beau milieu de la procédure de médiation.

Or celle-ci - menée par Jean-Luc Nordmann, ancien directeur de la division du travail au Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) - a fait l'objet d'un accord préalable entre les deux parties, lequel excluait explicitement les mesures de lutte.

«Chantage» des syndicats

«Unia a soumis la suspension du mouvement à la condition qu'un accord intervienne le jour même, soit le vendredi 30 novembre», a dénoncé Werner Messmer. Pour la SSE, une telle attitude représente un «chantage», d'autant plus que l'accord de médiation ne prévoyait aucun délai.

Avec l'annonce de cette grève, Unia a également violé gravement l'obligation de garder le secret 48 heures après la résiliation de la convention de médiation, lui reproche par ailleurs la SSE. Les entrepreneurs n'ont pas non plus apprécié que le syndicat affirme publiquement que c'est eux qui auraient mis fin aux négociations.

Unia réfute

De son côté, UNIA réfute les reproches de la SSE. «La grève sur le site de Sedrun n'est en aucun cas liée aux discussions sur une nouvelle convention collective de travail nationale (CN), a expliqué Nico Lutz, porte-parole du syndicat. Il s'agit d'un conflit avec le consortium Transco portant sur la question des indemnités et des conditions de travail.»

Unia rejette également vigoureusement l'accusation de chantage formulée par la SSE. Selon le syndicat en effet, la convention de médiation prévoit qu'une solution soit trouvée le plus rapidement possible. Elle mentionne par ailleurs explicitement que les parties devaient tirer le bilan sur le processus de discussion à fin novembre.

Entretemps, Transco a déposé une plainte en dommages à hauteur de 1,4 million de francs contre Unia. Une procédure qui n'a rien à voir avec le processus de médiation sur la convention collective de travail nationale, considère de son côté la SSE.

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Positions plus dures que prévu

Quant à la suite des événements, les choses ne sont pas claires, selon Werner Messmer: «Si la grève de Sedrun a lieu, il n'y aura certainement pas de réunion ce vendredi.» Dans un tel contexte, il est difficile de savoir si les négociations vont se poursuivre.

Malgré ces nouvelles tensions, les parties estiment qu'une résolution du conflit reste possible. Au cours des trois séances de médiation sous l'égide de Jean-Luc Nordmann, des progrès sont intervenus, a constaté Werner Messmer. Une observation partagée par les syndicats.

Pour sa part, Jean-Luc Nordmann a reconnu vendredi passé que «les positions étaient plus dures que prévu». Il a néanmoins déclaré qu'il entendait reprendre les entretiens afin d'explorer de nouvelles pistes.

L'objectif reste d'arriver à la conclusion des négociations avant la fin de l'année.

swissinfo et les agences

En bref

La convention collective nationale de travail dans le secteur de la construction, qui est arrivée à échéance fin septembre, avait été résiliée en mai par la Société suisse des entrepreneurs (SSE).

Ce texte réglait les rapports de travail entre employés et employeurs de plus de 80'000 personnes en Suisse.

Depuis, les partenaires sociaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord. Les entrepreneurs souhaitent davantage de flexibilité pour éviter le chômage hivernal ainsi l'introduction d'une part de rémunération au mérite.

Les syndicats Unia et Syna refusent toute détérioration de conditions de travail déjà difficiles pour les ouvriers.

Des débrayages d'avertissement ont déjà eu lieu à mi-octobre sur le chantier ferroviaire du Gothard et dans les cantons de Berne, Genève et Neuchâtel. D'importantes manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes suisses.

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