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Les patrons soutiennent la libre circulation

De nombreux Suisses ont peur des travailleurs de l'Est, qui viendraient offrir leurs services à vil prix.

(Keystone Archive)

Un non à l’accord sur l’extension de la libre circulation des personnes aurait des conséquences graves pour la Suisse, avertit le patronat.

Les Suisses devraient réaliser les effets positifs qu’aurait le oui sur l’économie helvétique, a dit vendredi Rudolf Stämpfli, président de l’Union patronale suisse (UPS).

Berne accueillait vendredi la Journée des employeurs 2005. L’occasion pour le président de l’UPS de rappeler l'énorme potentiel de croissance des nouveaux pays membres de l'Union européenne (UE).

Ainsi, en Suisse, un emploi sur trois dépend directement ou indirectement de l'UE. Et les nouveaux pays membres peuvent apporter au pays un supplément de croissance de 0,2% à 0,5%.

Les craintes de la population, qui redoute d'être submergée par des vagues de travailleurs étrangers ne sont pas fondées, a souligné Rudolf Stämplfli. Ceci notamment parce que les négociateurs suisses ont obtenu de longs délais transitoires et des contingents.

Pas d'afflux d'étrangers


Pour Jürgen Strube, président de l'Union des Confédérations de l'industrie et des employeurs d'Europe (UNICE), les nouveaux pays de l'UE sont aussi des moteurs de croissance.

Leur PIB a crû de 4,5% de 1993 à 2003, soit le double du taux de croissance de l'UE avant son élargissement. Pour les années 2005 à 2006, les pronostics sont respectivement de 5% et 4% soit deux à quatre fois plus que dans l'ancienne UE des Quinze.

Pour ce qui est de l'afflux tant redouté de travailleurs, Jürgen Strube a rappelé qu'en Europe, la libre circulation ne s'applique pas aux chômeurs sans contrats de travail valable.

En outre, les expériences faites lors des précédents élargissements ont montré que seuls 1,5% des habitants se sont installés dans d'autres Etats. Pour les nouveaux pays membres, l'UE évalue le potentiel d'immigration à environ 1%, soit 220’000 personnes par an.

Clause guillotine


Les deux orateurs ont également lancé un avertissement sur les conséquences d'un non. Suite à l'application de la clause guillotine, les sept accords du premier paquet pourraient être annulés, a déclaré Rudolf Stämpfli. Jürgen Strube a pour sa part rappelé que l'UE ne pourra pas admettre une discrimination de ses nouveaux membres.

swissinfo et les agences

En bref

- En cas d’extension de la libre circulation aux nouveaux pays membres de l’UE, les mesures transitoires négociées par la Suisse prévoient que jusqu’en 2011, l’immigration sera réglée par un système de contingents.

- Jusqu’en 2011 également, priorité sera donnée sur le marché de l’emploi aux travailleurs indigènes.

- En cas d’augmentation excessive de l’immigration jusqu’en 2014, la Suisse pourra revendiquer une clause de sauvegarde qui lui permettra de réintroduire les contingents.

- Enfin, l’accord sur la l’extension de la libre circulation est provisoire. En 2009, le Parlement décidera s’il doit être reconduit ou non.

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