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Une lutte efficace contre le blanchiment

La Suisse a longtemps eu la réputation d'être un havre pour l'argent sale.

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Le Groupe d'action financière contre le blanchiment de capitaux salue les efforts de la Suisse en matière d'entraide judiciaire et de collaboration internationale.

Cet organisme indépendant juge «efficace» le système helvétique de lutte contre le blanchiment, tout en relevant quelques lacunes. La Suisse réfute.

Dans ce troisième rapport présenté vendredi à Paris, le GAFI salue en particulier les efforts de la Suisse en matière d'entraide judiciaire et de collaboration internationale, a déclaré le chef de la délégation suisse Alex Karrer.

Toutefois, des progrès restent à faire. Le groupe de travail pointe notamment le doigt sur des crimes comme la contrebande, la traite d'êtres humains, les opérations d'initiés ou la manipulation de cours, qui ne sont pas inscrits dans la Loi fédérale sur le blanchiment d'argent.

Le GAFI critique aussi le fait que la Suisse n'applique pas les recommandations en matière des paiements comptants transfrontaliers. De plus, ses directives sur les actions au porteur ne sont pas suffisamment transparentes. Ce type d'action étant anonyme, il peut servir au blanchiment de capitaux illégaux.

Rien de neuf

La plupart de ces critiques étaient déjà connues, a déclaré Alex Karrer. Elles seront réglées dans le cadre de la révision de la Loi sur le blanchiment d'argent. Le texte, mis en consultation par le gouvernement, a cependant essuyé les critiques des partis bourgeois et des banquiers en mars.

Le gouvernement a donc décidé à fin septembre de revoir sa copie, mais d'attendre auparavant les conclusions du troisième rapport du GAFI. La révision est destinée à remplacer le texte en vigueur depuis 1998.

Bien qu'Alex Karrer considère le rapport du GAFI comme «objectivement bon», il rejette les critiques qui ont été émises. L'instance internationale accorde notamment trop d'importance aux lacunes formelles concernant l'identification des clients ou le devoir de diligence des banques et des intermédiaires financiers.

La délégation suisse auprès du GAFI rejette aussi la critique sur le système d'annonce des banques, jugé trop peu efficace. Il en va de même pour la mauvaise note obtenue en matière de transparence des personnes juridiques, a dit Alex Karrer.

Les banques satisfaites

Malgré ces retenues, la Suisse soutient ce rapport d'évaluation. Les experts du GAFI ont effectué un examen complet du système helvétique et établi un rapport qui peut aussi servir aux autorités fédérales, selon le représentant helvétique.

Alex Karrer n'a en revanche pas voulu s'exprimer sur les leçons que la Suisse va tirer de ce rapport qui ne sera disponible que dans quelques mois. Il faut aussi attendre l'issue de la procédure de consultation ainsi que de deux interventions parlementaires sur le blanchiment d'argent qui doivent encore être traitées en plénum, selon lui.

Les banques suisses sont également satisfaites du rapport. «Bien que ce rapport soit adressé au gouvernement, les banques sont néanmoins ravies que le GAFI reconnaisse le bon état de l'arsenal anti-blanchiment déployé par la Suisse et le rôle pionnier joué par la Suisse dans ce domaine», déclare James Nason, porte-parole de l'Association suisse des banquiers.

«Nous sommes vraiment reconnaissant au GAFI d'indiquer les améliorations potentielles, ajoute-t-il. Nous croyons toutefois que bon nombre des critiques contenues dans le rapport sont une conséquence logique de la méthodologie rigidement formelle employée pour cette évaluation.»

swissinfo et les agences

Faits

Créé en 1989 et basé à Paris, le GAFI est un organisme indépendant dont le secrétariat est assuré par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Il est responsable des efforts de coordination destinés à éradiquer le blanchiment d'argent.
Il est composé de 33 membres: 31 Etats et deux organisations internationales – la Commission européenne et le Conseil de coopération du Golfe.

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En bref

- La Suisse a longtemps souffert d'une réputation de havre pour l'argent sale.

- De nouvelles règles, imposées par la Commission fédérale des banques, sont entrées en vigueur le 1er juillet 2003.

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