La SGS continue de dégringoler en Bourse
Malgré le départ du conseil d'administration de son ancienne présidente Elisabeth Salina Amorini, le numéro un mondial de l'inspection et de la certification - la Société Générale de Surveillance (SGS) - ne parvient toujours pas à séduire les investisseurs. Son cours de Bourse se traîne à moins de 300 francs.
Lundi, Max Amstutz, président du conseil d’administration de la SGS, l’un des acteurs du Swiss Market Index, doit présenter les résultats de cette multinationale installée à Genève. Les chiffres pourront-ils rassurer les investisseurs qui ont tendance depuis plusieurs mois à fuir le bateau? Depuis le début de l’année, l’action SGS a perdu 38,2%.
Un coup d’arrêt
«Je suis consterné. Les investisseurs n’ont pas encore découvert la nouvelle nature de notre société et le potentiel énorme de notre marché», reconnaît Max Amstutz dans la presse suisse.
En évinçant le 10 mai dernier Elisabeth Salina Amorini du conseil d’administration de la SGS, les nouveaux dirigeants souhaitaient transmettre un message fort: le géant de la surveillance a définitivement rompu avec ses vieux démons.
Chassée de la présidence en 1998, la petite-fille du fondateur avait laissé une entreprise au bord du gouffre. Malheureusement, le redressement de la société se fait trop lentement, et surtout sa profitabilité marque un coup d’arrêt.
Membre du Swiss Market Index, la SGS n’est plus une société très attrayante. Son action avait grimpé à près de 800 francs au début de l’année 2000. Elle est aujourd’hui à moins de 300 francs.
Si la Société Générale de Surveillance a fait la moitié du chemin, «on voit peu de progrès au niveau des nouvelles sources de revenus. Il manque encore une certaine dynamique», constatait l’analyste financier Pierre Tissot, de la banque Lombard Odier, dans Bilan.
La guérilla continue
De plus, l’ancienne présidente n’a pas renoncé à sa guérilla contre les nouveaux dirigeants. Le 26 juillet dernier, Elisabeth Salina Amorini dénonçait dans un communiqué l’échec de la restructuration de la SGS. Et elle reconnaissait avoir vendu elle-même 10 000 de ses actions.
«Ecouter les conseils en management de Mme Salina Amorini revient à prendre en compte les conseils en navigation du capitaine du Titanic», rétorquait Antony Czura, directeur général de la SGS.
Il n’est pas évident que ces échanges d’amabilités encouragent les investisseurs à s’intéresser de nouveau au numéro un mondial de l’inspection et de la certification. A moins que le 27 août la SGS puisse annoncer des acquisitions importantes, notamment dans les services liés aux biens de consommation.
Ian Hamel
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