La SGS veut se ressaisir
La Société générale de surveillance (SGS) a vu son chiffre d'affaires stagner au premier semestre 2001. Les bénéfices reculent. Le leader mondial de l'inspection et de la certification envisage des acquisitions pour renforcer ses activités de base.
Le chiffre d’affaires s’inscrit à 1,163 milliard de francs, comparé à 1,194 milliard sur la période correspondante de l’année dernière. La totalité de cette différence provient de l’impact des changes, indique lundi la SGS.
Dans le détail, les activités de base, qui représentent 88% du chiffre d’affaires total, ont enregistré une croissance organique de 5,9%.
Recul des bénéfices
Comme prévu, le chiffre d’affaires de SGS Global Trade Solution (GTS) – contrats gouvernementaux – a enregistré une baisse organique de 31%, due essentiellement au non-renouvellement des contrats avec les Philippines et la Côte d’Ivoire.
Le bénéfice d’exploitation du groupe genevois avant produits et charges exceptionnels a reculé de 11,3 millions de francs, pour s’inscrire à 58,4 millions. La marge opérationnelle ressort à 5%, contre 5,8% au premier semestre 2000.
Le bénéfice net diminue de 14,2 millions de francs et s’inscrit à 43,6 millions. Ce résultat se caractérise par une forte augmentation de la plupart des activités du groupe, une baisse de 82% du résultat de GTS et de la non-récurrence d’un recouvrement extraordinaire de dettes de GTS à hauteur de 12 millions de francs.
Nouvelles acquisitions prévues
La SGS envisage des acquisitions pour renforcer ses activités de base. Une opération essentielle si la société veut encourager les investisseurs à s’intéresser à nouveau à elle. Depuis le début de l’année, l’action SGS a perdu 38,2%.
«La situation financière du groupe est solide», assure lundi la direction. Sur l’ensemble de l’année, le bénéfice devrait s’inscrire au niveau de celui de 2000, avec une forte hausse du chiffre d’affaires et du bénéfice pour la majorité de ses activités.
En finir avec les vieux démons
Le 10 mai dernier, les nouveaux dirigeants avaient évincé Elizabeth Salina Amorini du Conseil d’administration de la SGS. Ils souhaitaient ainsi transmettre un message fort: le géant de la surveillance a définitivement rompu avec ses vieux démons.
Chassée de la présidence en 1998, la petite-fille du fondateur avait laissé une entreprise au bord du gouffre. Aujourd’hui, le redressement de la société se fait trop lentement et sa profitabilité marque un coup d’arrêt.
Et Elizabeth Salina Amorini n’a pas renoncé à sa guérilla contre les nouveaux dirigeants. Ce qui n’est pas fait pour rassurer les investisseurs. En juillet, elle dénonçait l’échec de la restructuration de la société et reconnaissait avoir vendu elle-même 10 000 de ses actions.
swissinfo avec les agences
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